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Le noir émoi ...

Passionnée de littérature noire, retrouvez les chroniques des livres que j'ai aimés un peu, passionnément voire à la folie. Bienvenue au coeur de mes noirs émois ...

LE CERCLE DES TUEURS d'Annie Ramos

Publié le 21 Janvier 2013 par Carine Boulay

LE CERCLE DES TUEURS d'Annie Ramos

Belfort, Franche Comté.

Trois hommes sont retrouvés poignardés. Pour chacun des meurtres, l’assassin a créé une sorte de mise en scène en laissant des indices près des corps.

Deux des victimes, un professeur et un élève fréquentaient le même lycée mais ne semblaient pas se connaître. Le troisième ne paraissait avoir aucun lien avec les deux autres.

Alors, comment l’assassin les a-t-il choisies ? Quel est le lien reliant ces trois victimes ?

C’est aux côtés de sa jeune coéquipière Paula Martinez, que le capitaine Francis Pouchard va mener l’enquête afin de démasquer « l’assassin aux énigmes » comme le nomment les médias.

J'ai senti alors que ce que je venais de faire, c'était bien ... Un pervers en moins, c'est toujours ça de gagné ! ... Ce que je regrette, c'est que cela n'ait pas duré plus longtemps avant qu'il crève.

Quelque part dans la forêt de Roppe, à Belfort …

Une cabane nichée au milieu des bois. Plus précisément, un ancien abri de chasseurs calme et isolé, où une bande d’adolescents se retrouvent pour des réunions hebdomadaires. Un endroit déserté qui leur permet de mettre en place, sous forme de jeu, un projet démentiel.

A la tête de ce groupe d’adolescents, William, le meneur du jeu. Un jeune homme un peu solitaire, à la forte personnalité qui est devenu naturellement le chef de la bande. C’est de manière très méthodique qu’ils préparent des meurtres, afin de punir ceux qu’ils considèrent comme coupables et qui n’ont pas été punis par la société.

« Le cercle », comme a été baptisé le groupe est constitué de 5 joueurs, les règles ont été établies, les coupables désignés : la partie peut commencer.

Entre fiction et réalité, le lien est parfois si ténu, que LE CERCLE DES TUEURS pourrait presque être inspiré d’un fait divers. Annie Ramos a fait le choix de nous livrer le nom des tueurs dès le début de son livre. Un choix qui pique ma curiosité dès les premières pages, laissant émerger quelques doutes quant à la suite du roman. L’auteure sera-t-elle à même de maintenir mon intérêt tout au long de l’histoire et vers quoi m’entraînera-t-elle ?

Eh bien j’ai été agréablement servie. C’est une véritable chasse à l’homme qu’engagent le capitaine Pouchard et sa nouvelle coéquipière Paula Martinez. Les pages défilent à toute vitesse grâce à des chapitres courts dans lesquels les dialogues viennent favoriser la fluidité de la lecture.

La singularité de ce premier roman d’Annie Ramos réside tout d’abord dans le choix de l’assassin ou plus exactement des assassins et de leurs méthodes. Férus de thrillers et de films d’horreur, ils s’inspirent grandement de romans ou de films emblématiques pour élaborer ce qu’ils appellent « le schéma d’exécution ». Puis la façon dont elle a choisi de traiter les motivations de ces cinq adolescents, se sentant investis d’une mission : celle de tuer des gens sous prétexte de faire justice. Une réflexion intéressante qui démontre, quel que soit notre âge, que la loi de la jungle n’a aucunement sa place dans notre société.

Pour terminer, j’évoquerai le profil psychologique de Francis Pouchard. Exit le traditionnel flic cabossé par son métier, le capitaine Pouchard a tiré les leçons d’erreurs commises par l’un de ses pairs, lui évitant ainsi de tomber dans les écueils de sa profession. C’est donc un homme heureux en ménage, qui ne fait pas de son métier sa seule raison de vivre et qui traduit son attachement à sa jeune coéquipière par une affection paternelle.

LE CERCLE DES TUEURS m’a fait passer un agréable moment de lecture en compagnie des ados « terribles » d’Annie Ramos. L’auteure surprend, et ce jusqu’à la dernière page, faisant de mes quelques craintes un très lointain souvenir, à ma plus grande satisfaction.

Images des lieux présentés dans LE CERCLE DES TUEURS : la forêt de Roppe et le parc de la DouceImages des lieux présentés dans LE CERCLE DES TUEURS : la forêt de Roppe et le parc de la DouceImages des lieux présentés dans LE CERCLE DES TUEURS : la forêt de Roppe et le parc de la Douce

Images des lieux présentés dans LE CERCLE DES TUEURS : la forêt de Roppe et le parc de la Douce

LE CERCLE DES TUEURS d'Annie Ramos

LE CERCLE DES TUEURS

Annie Ramos

Editions du Citron Bleu

Thriller

256 pages

Site de l'auteure

Annie Ramos est née à Besançon le 05 août 1975. Après des études de Lettres Modernes, d'abord à Dijon puis à Paris à la Sorbonne, elle part à Londres pour faire un stage dans lequel elle s'occupe de la promotion de la littérature française. Elle revient en France, direction Nantes, pour obtenir un master Nouveaux médias de communication à distance et management de projets. Depuis sa plus tendre enfance, elle est passionnée par la littérature, lisant tout ce qui lui tombe sous la main, des auteurs classiques (Stendhal, Maupassant...) aux livres policiers et thrillers (Stephen King, Franck Thilliez, Camilla Läckberg) et c'est tout naturellement qu'elle commence à écrire ses propres histoires. Elle écrit un premier roman qui ne me semblera pas complètement abouti et qu'elle laissera donc de côté pour se lancer dans l'écriture du Cercle des tueurs. Avec ce thriller, elle participe à un concours Thrillermania, organisé en 2010 par Pocket et Evene, dont les parrains sont Maxime Chattam et Franck Thilliez. Elle franchira avec succès les différentes étapes pour terminer parmi les finalistes. Ce roman est paru en septembre 2012 aux éditions du Citron bleu. Ce Thriller lui donne la possibilité de mettre en relief sa région natale tout en écrivant une enquête policière. Aujourd'hui, elle est installée en Alsace mais elle revient très fréquemment en Franche-Comté pour retrouver ses racines.

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INDEX ALPHABÉTIQUE

Publié le 20 Janvier 2013 par Carine Boulay

Auteurs de A à F

Abel Barbara - L'instinct maternel

Aubenque Alexis - Charité bien ordonnée / Canyon creek / Pour le bien des enfants

Baron Jac - Les cicatrices

Barrellon Nils - Le jeu de l'assassin

Bauwen Patrick - L'oeil de Caine

Bellat Stéphane - Les passagers perdus

Bruhl-Bastien Isabelle - Les secrets du cylindre

Caillot Gilles - L'apparence de la chair / Lignes de sang

Carbonel Armelle - Criminal loft

Chattam Maxime - La conjuration primitive

Chaussée-Hostein Sylvie - Nuit blanche

Colize Paul - Back up / Un long moment de silence

Collectif - Les auteurs du noir face à la différence

Collette Sandrine - Des noeuds d'acier

Ernotte Frédéric - C'est dans la boîte

Favan Claire - Le tueur intime / Le tueur de l'ombre

Auteurs de G à L

Gaulon Pierre - La mort en rouge

Gendron Sébastien - Road tripes

Gérard Stéphane- Thalamus

Giebel Karine - Meurtres pour rédemption / Purgatoire des innocents

Grangé Jean-Christophe - La marque des anges - Miserere

Guez Jérémie - Paris la nuit

Kourilsky Olivier - Meurtre pour de bonnes raisons / Homicide post mortem

Auteurs de M à R

Mc Fadyen - Shadow man / La mort en face

Maisons Dominique - Le psychopompe

Marchand Stéphane - Maelström - Dolly's bible

Mercier Christelle - The hunter

Mesplède Claude - 30 ans d'écrits du le polar - Volume 1

Michel Nathalie - 1000 Étangs meurtriers

Milot Laëtitia - On se retrouvera

Mitchelli Fabio - Dolly's bible

Molas Aurélien - Les fantômes du Delta / La onzième plaie

Musso Valentin - La ronde des innocents

Parisot Franck - Play

Perrin-Guillet Gaëlle - Haut-le-cœur

Pichon Fabrice - Vengeance sans visage / Le complexe du prisme

Ramos Annie - Le cercle des tueurs

Robinne Eric - Un été trop tranquille / La fille aux sex-toys

Ruzé Damien - Voilà l'aurore

Auteurs de S à W

Divers

Ouvrage collectif - Les auteurs du noir face à la différence

Pour les férus de Polar, mais pas que : Scopalto.com ...

Interview d'Yvan du blog ÉmOtions

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QUATRE RACINES BLANCHES de Jacques Saussey

Publié le 6 Janvier 2013 par Carine Boulay

Quelques années de réflexion, plusieurs voyages au Canada et deux autres romans auront été nécessaires à Jacques Saussey, avant de se lancer dans l’écriture de ce thriller contemporain aux accents de traditions ancestrales. En attendant de réaliser un jour, le rêve de partir à la découverte de cette contrée et de ses grands espaces, je m’offre un voyage par procuration avec QUATRE RACINES BLANCHES.

QUATRE RACINES BLANCHES de Jacques Saussey

L’officier de police judiciaire Daniel Magne, affecté au commissariat du Xème arrondissement de Paris, a été choisi par le Quai d’Orsay pour faire partie de la délégation constituée d’une dizaine de policiers, afin de représenter la Métropole au congrès Francopol d’Ottawa au Canada.

A l’issue de cette rencontre, il assiste dans un parking en sous-sol à l’enlèvement d’une inconnue et au meurtre de Louis Trédeau, l’un de ses collègues canadiens. Il échappe de justesse à la mort et devient par conséquent l’unique témoin.

Indispensable à l’enquête en tant que témoin principal, l’inspecteur-chef Lachance de la Sureté du Québec, le sollicite afin de les aider à identifier l’homme responsable de l’assassinat d’un des leurs.

Deux jours plus tard, le corps d’une femme est retrouvé par un riverain dans un terrain vague, à l’entrée de la réserve Mohawk de Kanawaghe. D’après les vêtements retrouvés près du cadavre, il s’agirait de l’inconnue du parking.

C’est hors de leur juridiction, que le capitaine Daniel Magne et sa coéquipière Lisa Heslin vont être confrontés à une enquête des plus compliquées.

Un polar intrigant, soutenu par une vision de la jungle urbaine sans concession mais sans généralisation. Lorsque les racines du mal sont si diffuses et mêlées que ceux qui se croyaient innocents se rendent compte qu’ils sont également coupables.

Andrea H. Japp

Un dépaysement complet, voilà la première remarque que je me suis fait une fois la dernière page tournée. J’ai été totalement embarquée par cette intrigue qui m’a conduite à la rencontre des Mohawks, la plus populeuse des nations autochtones du Québec. A travers ce livre Jacques Saussey rend hommage à un pays, et plus précisément à une de ses provinces, Le Québec.

Les termes et expressions typiques, employés avec parcimonie tout au long du livre, m’ont presque laissé entendre les accents chantant des Québécois.

J’ai ressenti une tendresse particulière pour le tandem Daniel et Lisa. Partenaires au travail comme dans la vie, Daniel est un homme très humain dans ses rapports avec les autres. Lisa est une jeune femme tête de lard, qui fait preuve d’une détermination hors du commun. Une association bien sympathique qui ajoute un supplément d’âme à cette intrigue.

Un thriller passionnant, qui nous entraîne dans une course-poursuite effrénée sur les traces d’un criminel extrêmement dangereux.

C’est l’amour du Québec, qui a donné l’envie à Jacques Saussey d’y planter le décor de QUATRE RACINES BLANCHES. C’est la passion des thrillers et la découverte d’un nouvel auteur français qui m’a guidé vers cette intrigue enneigée. Un ravissant voyage par procuration mais aussi une belle première fois avec Jacques Saussey.

Repérage photo à Montréal réalisé par Jacques Saussey pour Quatre racines blanchesRepérage photo à Montréal réalisé par Jacques Saussey pour Quatre racines blanchesRepérage photo à Montréal réalisé par Jacques Saussey pour Quatre racines blanches
Repérage photo à Montréal réalisé par Jacques Saussey pour Quatre racines blanchesRepérage photo à Montréal réalisé par Jacques Saussey pour Quatre racines blanchesRepérage photo à Montréal réalisé par Jacques Saussey pour Quatre racines blanches

Repérage photo à Montréal réalisé par Jacques Saussey pour Quatre racines blanches

QUATRE RACINES BLANCHES de Jacques Saussey

QUATRE RACINES BLANCHES

Jacques Saussey

Editions Les Nouveaux Auteurs

Thriller

500 pages

Site de l'auteur

Né en 1961, Jacques Saussey a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans. Ces pages ont fini par former un recueil d'une trentaine de textes, « Anicroches », qui a dormi de longues années dans un tiroir. Il a ensuite participé à quelques concours d'écriture, afin de voir si ce qu’il écrivait plaisait à des lecteurs hors du cercle familial. L'une de ces nouvelles, « Le Joyau du Pacifique », a été sa première, et pour l'instant unique, édition en bande dessinée en 2007. Les encouragements apportés par sa victoire aux Noires de Pau en 2002 avec « Quelques petites taches de sang », puis ensuite par celle au concours Alfred Jarry en 2007 avec « Alfred Jarry est mort », l'ont incité à persévérer et à aborder un thème qu’il considérait avec appréhension jusque-là : le thriller. Il a alors entrepris en 2008 la rédaction de son premier polar, « Colère Noire », dans lequel il a mis en place l'ensemble de ses personnages récurrents, un groupe de policiers rattachés à un commissariat imaginaire du Xème arrondissement de Paris. Le capitaine Daniel Magne est né, ainsi que plusieurs autres officiers et agents de police judiciaire, dont la jeune Lisa Heslin, fille d'un magistrat tragiquement disparut à l'aube d'une prise de fonctions ministérielle. Ayant pratiqué le tir à l'arc de compétition pendant dix ans, de 1985 à 1995, avec à la clef un titre national individuel en 95 et un par équipe en 92, il a cherché à utiliser dans ce premier roman son arme favorite, qu’il pratique toujours aujourd'hui. Il a donc bâti son intrigue autour de cette idée, et l'histoire emmène le lecteur de Paris à Sens, puis de l'Yonne à New York et jusqu'à Johannesburg, en Afrique du Sud. «Colère Noire» paraîtra le 3 janvier 2013. Son titre original était «La mante sauvage». Un deuxième thriller a suivi en 2009, « De Sinistre Mémoire », construit à partir de souvenirs d'enfance de famille durant les années 40 en Bretagne, et d'une nouvelle restée longtemps inachevée car trop longue à l'époque, à laquelle il manquait une assise historique. «De Sinistre Mémoire» a été édité le 2 septembre 2010 aux éditions des Nouveaux Auteurs. Il est sorti en version poche chez le même éditeur le 9 Juin 2011. Il a écrit son troisième thriller, « Quatre Racines Blanches », entre janvier et Juin 2010. Cette histoire se passe presque intégralement au Québec, à Montréal et ses environs immédiats. Il y a apporté quelques modifications à la suite des conseils avisés d'un sergent de la Sûreté du Québec, qui a bien voulu éclairer sa lanterne sur le fonctionnement des diverses forces de police au Canada. Ce polar enneigé a été édité le 12 avril 2012. Il a ensuite poursuivi par un quatrième roman, "Principes Mortels", écrit entre juin et septembre 2010. Il rompt avec les personnages des trois précédents. Il s'agit d'un drame familial français régional, écrit à la première personne. Une histoire sombre qu’il a voulu la plus intimiste possible, afin que le drame soit total. Les forces de police, ici, n’y sont représentées que comme personnages secondaires. Son cinquième polar est achevé depuis fin aout 2012, il s’agit de «L’enfant aux yeux d’émeraude», qui devrait voir le jour dans les rayons des librairies en 2014, si tout va bien. D’autres projets sont déjà dans les cartons, mais il les laisse mûrir tranquillement à l’abri de l’agitation de la sortie prochaine de «Colère Noire». Seule exception : une pièce de théâtre qui le chatouillait depuis un moment, et qu’il terminera d’ici le printemps prochain, si tout va bien.

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