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Le noir émoi ...

Passionnée de littérature noire, retrouvez les chroniques des livres que j'ai aimés un peu, passionnément voire à la folie. Bienvenue au coeur de mes noirs émois ...

THE HUNTER de Christelle Mercier

Publié le 28 Septembre 2012 par Carine Boulay

C’est à l’adolescence que Christelle Mercier se découvre une passion pour l’étude de la psychologie des tueurs en série, la médecine légale ou bien encore la police scientifique. Forte de cette révélation, elle s’en inspire aujourd’hui dans l’écriture de ses polars.

THE HUNTER de Christelle Mercier

Le corps de Amanda Canberra, 7 ans est retrouvé enterré dans les sous-bois de Fort Knox au Kentucky.

Brûlures de cigarette, lacérations au couteau, crâne rasé, strangulation et viol sont les stigmates que porte le corps de la fillette, disparue une semaine plus tôt.

C’est à Aaron Wilson, un flic chevronné, expérimenté et surtout réputé pour avoir solutionné des affaires non résolues, que l’enquête est confiée. Son instinct lui souffle que ce crime n’est pas un acte isolé, et il s’attend à devoir compter d’autres victimes dans les prochains jours.

Ce qu’il ne soupçonne pas encore, c’est que la prochaine victime sera sa propre fille, Sydney.

Il existe des hommes dépourvus de toute morale, d’humanité. Ce livre s’inspire de la face cachée de ces prédateurs.

Christelle Mercier a choisi de scinder son livre en deux parties. La première, « La mort » s’articule autour de la présentation des personnages et de l’enquête. On y découvre notamment « l’enfant », un gamin terrorisé qui assiste totalement impuissant à des actes d’une violence intolérable. J’ai été très sensible à ce personnage, qui au fur et à mesure prend le pas sur les autres. Une sensation sans doute due aux citations placées au début de certains chapitres, qui étaient pour moi comme un fil d’Ariane.

Concernant l’enquête il m’a manqué un petit quelque chose. Hormis la « livraison » d’une victime, l’enquête avance mais seulement par le biais de la police. Je regrette de ne pas avoir eu plus de pages en présence du tueur.

La seconde partie est exclusivement réservée au procès et s’intitule « La vérité ». La prise de connaissance des faits est brute de décoffrage, et particulièrement difficile. L’auteure n’y va pas par quatre chemins et nous évite les enjolivements superflus, qui n’y trouveraient d’ailleurs pas leur place. Christelle Mercier m’a fait vivre ce procès d’une manière éprouvante certes, mais j’ai été très réceptive à ses écrits et c’est exactement ce que j’attends à la lecture d’un roman !

Et quelle fin !!! … La porte ouverte à une éventuelle suite Christelle ?

L’inceste, la pédophilie ou bien encore la mort d’un enfant, autant de sujets compliqués à traiter. Christelle Mercier le fait, et le fait bien !

Née en 1975 à Orléans, Christelle Mercier travaille en tant que correspondante de presse pour un journal local et rédige également des articles pour des blogs. "L’obscur puzzle", Editions Le Manuscrit en 2006, "Les ténèbres d’Englewood", Editions Le Manuscrit en 2010, "Maman m’a tué", Editions Le Manuscrit en 2011, "Les Bas-fonds de l’Incube" (suite des Ténèbres d’Englewood) autoédition en 2011 et "The hunter", Editions Les 2 encres en 2012.

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L'ORIGINE DU SEXE de Laura Sadowski

Publié le 19 Septembre 2012 par Carine Boulay

Comme il se demandait quelle était l'essence même de la vie, il a créé une créature à partir de diverses parties de cadavres et lui a insufflé la vie : le mythe Frankenstein est né ...

L'ORIGINE DU SEXE de Laura Sadowski

Daphné Jenken, l'épouse de l'éminent professeur Cassan, chirurgien spécialiste des greffes d'organes, est retrouvée morte dans un hôtel miteux du 18ème arrondissement de Paris.

Sa soeur Diane, se sentant responsable de cette inexplicable disparition, s'adjoint les services de Roch Domérégo, un ex-flic devenu journaliste.

Mais que venait faire cette grande bourgeoise dans ce quartier, et surtout dans cette chambre crasseuse ?

C'est aux côtés de Malika Kétab, officier de police judiciaire, qu'ils vont tenter de découvrir qui était réellement Daphné.

Pour son second roman, Laura Sadowski a choisi de retravailler le mythe Frankenstein. Jusqu'où l'homme peut-il aller dans l'exploration scientifique ? Quelle est sa responsabilité en maintenant, en prolongeant ou en "ressuscitant" une personne condamnée ? Est-il un génie ou un démiurge égoïste ? Qui est le monstre : le créateur ou la créature ?

Et si par dessus le marché, cet homme était éperdument amoureux ? Jusqu'où ce talentueux chirurgien serait-il prêt à aller ? Car l'amour parfait existe ... le professeur Cassan l'affirme ...

J'ai voulu être un de ces dieux de l'Olympe, qui crée et métamorphose par amour.

Original est le premier adjectif qui me vient à l'esprit pour qualifier le livre, mais aussi son titre. Mais l'originalité suffit-elle pour générer un bon livre ? Evidemment non. Ca tombe bien puisque Laura Sadowski ne s'en contente pas. Imagination, écriture élégante et richesse du vocabulaire viennent parfaire le tableau.

Un début de lecture tout en finesse, où l'auteure nous délivre les informations avec parcimonie. De fil en aiguille le rythme s'intensifie pour cette intrigue singulière, jusqu'au terrifiant final.

Laura Sadowski a réussi à susciter en moi une attention toute particulière avec ce roman. Une belle "première fois" avec cette auteure que je ne saurai trop vous conseiller !

L'ORIGINE DU SEXE de Laura Sadowski

L'ORIGINE DU SEXE

LAURA SADOWSKI

Editions Odile Jacob

Thriller

332 pages

Blog de Laura Sadowski

Laura Sadowski est avocate. Elle est l'auteure de 4 romans : "L'affaire Clémence Lange" en 2008, "L'origine du sexe" en 2009, "La peur elle-même" en 2010 et "La géométrie du tueur" en 2011. Le tout publié aux éditions Odile Jacob.

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VENGEANCE SANS VISAGE de Fabrice Pichon

Publié le 15 Septembre 2012 par Carine Boulay

Insatiable quant à la lecture de nouveaux auteurs français, c’est avec son premier roman, VENGEANCE SANS VISAGE, que Fabrice Pichon m’invite à découvrir un peu la région de son enfance, mais pas que …

VENGEANCE SANS VISAGE de Fabrice Pichon

Besançon : le corps d’un homme crucifié sur la porte de la Citadelle vient d’être découvert, bientôt suivi par un second sur le fronton de la Porte Noire. Deux morts, deux architectes et certainement un seul assassin.

Epaulée par son équipe, la commissaire Nicole Desvignes n’a que trois jours pour boucler son enquête, l’une des plus complexes de toute sa carrière.

De surcroît, elle a bien du mal à accepter à ses côtés la présence de son nouvel adjoint, le commandant Alexandre Pulien. Celui-ci vient de lui être imposé pour suppléer le commandant Victor, avec qui elle travaillait depuis 15 ans.

Soupçonné de proxénétisme, le commandant Victor se serait suicidé après qu’une enquête de l’Inspection Générale ait brutalement stoppée sa carrière. Sa disparition dans les eaux tumultueuses du Doubs semblait donner raison aux conclusions de l’enquête. Son corps n’avait cependant jamais été retrouvé. Mais malgré des preuves bien réelles, la commissaire Nicole Desvignes n’avait jamais cru un seul mot du rapport de l’Inspection Générale. Puis c’est au tour de son fils, Stéphane de disparaître. Ayant effectué plusieurs stages dans la société des deux architectes retrouvés morts, il est soupçonné du double homicide.

Première constatation avant d’entamer ma lecture : le format. Une taille particulière qui se niche entre le livre de poche et le grand format. J’adore ! Ce qui me chagrine par contre, c’est le côté vieillot que m’inspire la couverture. Mais là n’est pas l’essentiel -me direz-vous- nous sommes bien d’accord, il n’empêche …

Fabrice Pichon, débute son roman par un prologue, dont il se dégage de prime abord une atmosphère particulière jusqu’à en devenir oppressante. Il a choisi l’inoubliable musique du film Midnight Express de Alan Parker pour accompagner cet homme, qui file à bord de sa Porsche 924. Cet homme, c’est Ghislain de Burry. Il est temps pour lui de prendre son train pour se libérer de cette prison dans laquelle on l’a enfermé. Je me suis laissée aller à relire ce prologue avec la musique en fond et force est de constater que le choix de ce morceau est on ne peut mieux approprié !

On entre dans le vif du sujet avec ce double meurtre, aux côtés de celle que son équipe surnomme « la patronne » Nicole Desvignes. Une femme libre, sans attache et sans contrainte. Une personnalité secrète dont il émane toutefois une puissance qui impose le respect.

Fabrice Pichon exploite très bien les différentes facettes de ses personnages, créant ainsi des suspects potentiels qui se succèdent les uns aux autres. Suspense et vengeance sont les maîtres mots de ce roman qui ne nous laisse aucun répit.

Un livre qui s’ouvre sur un prologue du tonnerre, une intrigue menée avec habileté, le tout couronné par une écriture impeccable : bref j’ai passé un très bon moment de lecture. Une première expérience menée à bien pour un auteur à suivre !

VENGEANCE SANS VISAGE de Fabrice Pichon

VENGEANCE SANS VISAGE

Fabrice Pichon

Editions du Citron Bleu

Série noire franc-comtoise

290 pages

Le site de Fabrice Pichon

Après des études de Droit qu'il abandonne au profit des paillettes de son emploi de "G. O." dans un Club de vacances à Cannes, Fabrice Pichon se range des nuits de folie en intégrant une société l'amena à faire ses premiers pas dans l'univers du polar avec « Vengeance sans visage », car ce qui n'a pas été aurait pu être. Le passé est un personnage à part entière de ses écrits, et la dualité des êtres qu'il affectionne doit être une réminiscence des comics ingurgités à haute dose. Aujourd'hui d'assurances. En 2000, il est lauréat d'un concours organisé par le journal « Le Bien Public » et les quotidiens de Bourgogne avec un premier thriller diffusé sous forme de feuilleton pendant six mois. Par la suite les idées s'entassent dans un coin de son esprit et la vie poursuit son cours.Chacun porte en lui ses propres déchirures, et quitter sa ville et ses racines à l'âge de douze ans fut certainement une de celles qui marqua Fabrice Pichon le plus profondément. Aujourd'hui Fabrice Pichon partage son temps entre Dijon et la Franche-Comté, où il a retrouvé ses racines.

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BACK UP de Paul Colize

Publié le 15 Septembre 2012 par Carine Boulay

BACK UP de Paul Colize

Après avoir rencontré l’homme cette année, au salon du livre à Paris, j’avais à cœur de découvrir l’auteur.

Plutôt adepte des thrillers, j’étais tombée de haut à la lecture de mon premier roman noir. Le second m’avait laissé une impression mitigée. L’adage « jamais deux sans trois » planant au dessus de ma tête, j’appréhendais pour être tout à fait honnête, cette nouvelle lecture.

Alors BACK UP de Paul Colize, est-il le livre que j’attendais, afin de me réconcilier avec le genre ?!

Mars 1967

Samedi 18 Mars, le lendemain d’un enregistrement, Larry Speed et son groupe font un break en s’offrant séparément quelques jours de vacances. De son vrai nom Larry Finch, il est le fondateur, le leader et le bassiste de pearl harbor, le groupe de rock qu’il a créé à Londres, trois ans auparavant.

À quelques jours d’intervalle seulement, les quatre membres du groupe sont retrouvés morts, dans des pays différents. Accidents ou suicides, telles sont les conclusions des différentes polices qui classent l’affaire. Mais les familles des victimes ne comptent pas en rester là. Elles font appel à un journaliste, Michael Stern, pour les aider à faire la lumière sur cette ténébreuse affaire.

Février 2010

Un piéton est renversé par un taxi, à proximité de la gare du Midi à Bruxelles. Plusieurs semaines après son admission à l’unité des soins intensifs, l’homme -a priori un SDF- reprend conscience. Mais il est victime d’un syndrome d’enfermement, plus connu sous l’appellation de locked-in syndrome. Il est capable de voir et d’entendre, mais le seul mouvement qu’il est capable d’accomplir est le clignement des paupières. Malgré des efforts fournis, la police ne peut l’identifier. Il sera donc enregistré sous le patronyme de x midi. Dominique, son kinésithérapeute, va tenter patiemment d’établir un contact avec lui. Il sent que son patient a vécu quelque chose de peu ordinaire.

AOÛT 1945

Le 6 Août 1945, ce jour là Little Boy* a tué près de cent mille personnes. C’est aussi le jour de la naissance d’un homme, qui se rappelle, qu’une dizaine d’années plus tard, il entendra prononcer pour la première fois le mot rock’n’roll. À partir de ce jour là, le rock est entré dans sa vie pour ne plus en sortir. Il rêvait de devenir le batteur de rock le plus doué, le plus ingénieux et le plus brillant de la planète.

À présent il faut que je me prépare, que je remonte le cours des évènements. J’expliquerai à Dieu le pourquoi de ces morts. Il comprendra que c’est le destin qui m’a envoyé dans cette cave à Berlin, en cette nuit d’apocalypse. Hiroshima. C’est là que tout a commencé. C’est de là qu’il faut que je reprenne le fil ...

Sexe, drogue et rock’n’roll … Paul Colize nous offre une incursion dans les années 60. Un roman a plusieurs voix, construit de manière très structurée et qu’il a façonné avec élégance et panache. Des chapitres qui s’entrecroisent, mêlant le récit de la vie d’un homme - dont nous ne connaîtrons le nom que vers la fin du livre- qui est en perpétuelle cavale. La naissance de sa passion pour le rock puis sa fuite sur Paris pour échapper au service militaire. Ses rencontres successives qui le mèneront de France vers l’Angleterre, l’Allemagne, la Suisse ou bien encore l’Autriche.

X Midi, cet inconnu, qui avec l’assistance de son kinésithérapeute, le radieux Dominique va établir un climat de confiance et se dévoiler peu à peu. Et enfin ce journaliste, qui va aller jusqu’au bout, pour connaître le fin mot de l‘histoire relatif aux morts étranges du groupe Pearl Harbor.

Paul Colize réalise avec BACK UP un fabuleux roman d’ambiance qui se déguste page après page. Loin d’être rassasiée, c’est avec appétit que je savourerai un prochain roman de la même trempe !

Une couverture originale et de toute beauté … bref un livre magnifique à l’intérieur comme à l’extérieur. Un indispensable à avoir dans sa bibliothèque !

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* Little Boy (petit garçon en français) est le nom de code de la bombe qui fut larguée sur Hiroshima au Japon.

BACK UP de Paul Colize

BACK UP

Paul Colize

La manufacture de livres

Roman noir

426 pages

Paul Colize, est né en 1953. Il est marié et père de trois enfants. Il vit actuellement à Waterloo où il est consultant en management et organisation. Le choix de s’exprimer à travers le polar n’est pas anodin. Il remonte dans un premier temps, à sa grand-mère qui engloutissait les polars. Aujourd’hui, c’est pour lui la littérature interactive par excellence. Il est l’auteur de : « Les sanglots longs » Seff éditions en 2000, « Le seizième passager » Seff éditions en 2002, « Clairs obscurs » Seff éditions en 2003, « Quatre valets et une dame» Seff éditions en 2005, « Sun tower » MMS éditions en 2007, « La troisième vague » éditions Kraoken en 2009, « Le baiser de l’ombre » éditions Kraoken en 2010, « Le valet de cœur » éditions Kraoken en 2010 (réédition de Quatre valets et une dame ) et « Back Up » La manufacture de livres en 2012.

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5150, RUE DES ORMES de Patrick Senécal

Publié le 15 Septembre 2012 par Carine Boulay

Après avoir été quelque peu ébranlée, mais complètement fascinée par la lecture de HELL.COM, je poursuis ma découverte de l’univers de Patrick Senécal avec un deuxième titre : 5150, RUE DES ORMES.

5150, RUE DES ORMES de Patrick Senécal

En cette belle journée d’été, c’est une aubaine de pouvoir visiter la ville de Montcharles à vélo, où Yannick Bérubé, étudiant en littérature, vient de s’installer. Une ballade qui va tourner court. En voulant éviter un chat -noir, bien évidemment- il donne un furieux coup de guidon et finit en vol plané. Rien de bien méchant, à peine quelques éraflures, mais son vélo a eu beaucoup moins de chance que lui. Il sollicite l’aide d’un riverain, Jacques Beaulieu, afin d’appeler un taxi. Mais dans la maison, Yannick voit quelque chose qu’il n’aurait pas dû voir.

Il se retrouve alors séquestré, chez une famille pour le moins étrange. Jacques Beaulieu, le père, féru d’échecs, est un psychopathe qui se prend pour un justicier ; Maud, la mère, totalement soumise est obnubilée par la religion ; Michelle, l’adolescente, est une véritable prédatrice et la petite dernière, Anne, ressemble à un zombie avec des yeux qui ne reflètent rien qu’un gouffre noir et total.

Pour Yannick Bérubé, une seule obsession le hante, s’enfuir coûte que coûte !

Mais Jacques Beaulieu lui fait une promesse, celle de le libérer s’il gagne une partie d’échecs contre lui, qui n’en a jamais perdu une seule …

Ce qui commence par un banal accident devient rapidement une situation surréaliste, absurde et démente. Pour passer le temps, Yannick Bérubé, nous raconte son histoire, à travers un journal.

L’écriture étant la seule chose qu’il peut encore contrôler, il couche sur le papier ses émotions, ses peurs, ses interrogations et ses espoirs.

A défaut de pouvoir semer la destruction autour de moi, je crache ma rage et mon mépris sur ce papier que je déchire avec mon crayon haineux, sur cette feuille misérable qui me sert de catharsis.

5150, RUE DES ORMES est un huis clos infernal où Patrick Senécal fait la part belle à la psychologie des personnages. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est du grand art ! Principalement avec le père. Après avoir eu une révélation, il se prend pour un justicier des temps modernes. Un homme, soi disant guidé par la justice, et dont chacun de ses gestes est justifié par cette « belle » valeur.

Un roman cauchemardesque et macabre, mené de main de maître par un auteur remarquable. A découvrir de toute urgence !

5150, RUE DES ORMES de Patrick Senécal

5150, RUE DES ORMES

Patrick Senécal

Editions ALIRE

Thriller d’horreur

367 pages

http://www.patricksenecal.net/

Patrick Senécal est né à Drummondville en 1967. Bachelier en études françaises de l’Université de Montréal, il a enseigné pendant plusieurs années la littérature et le cinéma au cégep de Drummondville. Passionné par toutes les formes artistiques mettant en œuvre le suspense, le fantastique et la terreur, il publie en 1994 un premier roman d’horreur « 5150, rue des Ormes », où tension et émotions fortes sont à l’honneur. Son troisième roman « Sur le seuil » un suspense fantastique publié en 1998, a été acclamé de façon unanime par la critique. Après, « Aliss » en 2000, une relecture extrêmement originale et grinçante du chef-d’œuvre de Lewis Carroll, « Les sept jours du talion » en 2002, « Oniria » en 2004, « Le vide » en 2007 et « Hell.com » en 2009 ont conquis le grand public dès leur sortie des presses. « Sur le seuil » et « 5150, rue des Ormes » ont été portés au grand écran par Eric Tessier 2003 et 2009, et c’est Podz qui a réalisé « Les sept jours du talion » en 2010. Trois autres romans sont actuellement en développement tant au Québec qu’à l’étranger.

Bande-annonce du film réalisé par Eric Tessier en 2009

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CANYON CREEK d'Alexis Aubenque

Publié le 15 Septembre 2012 par Carine Boulay

Ma première rencontre littéraire avec Alexis Aubenque, fut celle de la trilogie River Falls. Le premier tome m’a tellement séduit, que j’ai acheté les deux suivants les yeux fermés. Et clairement, j’ai bien fait ! Avec la sortie de CANYON CREEK, c’est donc sans hésitation aucune, que j’aborde la lecture de ce thriller inédit …

CANYON CREEK d'Alexis Aubenque

Les Royal Gorges, le long canyon qui s’étire sur plusieurs kilomètres d’est en ouest de Canyon Creek, est le théâtre d’un crime odieux. Une jeune latino-américaine vient d’être balancée du haut de la falaise. C’est le quatrième meurtre en seulement deux ans.

Rien ne relie ce meurtre à celui des autres jeunes filles retrouvées ces derniers mois. Mais rien n’indique le contraire. Là où le chef de la police locale, ne voit qu’une simple coïncidence, la sergente Suzie McNeill affirme qu’il s’agit d’un tueur en série.

Le chef de la police -son père- se refuse à appeler le FBI pour tirer la situation au clair. C’est donc aux côtés du lieutenant Jack Spencer, qu’elle va tenter de prouver ses allégations, et même s’il lui faut pour ça, contourner le protocole.

Simultanément, Dale Turner, un homme au passé mystérieux, vient de sortir du coma et se retrouve amnésique après avoir chuté le long d’une ravine un mois plus tôt. C’est avec l’aide de sa psychologue, Karen Meadow qu’il va tenter de se souvenir …

Le bien, le mal, juste une question de point de vue … Rares sont ceux qui reconnaissent faire le mal, pourtant tout le monde est persuadé d’être entouré d’ordures.

J’étais, je l’avoue, impatiente de replonger avec Alexis Aubenque.

Le choix du décor -tout comme sa trilogie River Falls- se situe aux Etats-Unis. Nous posons nos valises, pour quelques trop courtes heures, à Canyon Creek, petite ville soi disant tranquille de l’Ouest américain. J’ai retrouvé « la patte » d'Alexis Aubenque sans aucune difficulté. La fluidité de son écriture, à laquelle j’avais goûtée à la lecture de sa trilogie River Falls, est réapparue dans CANYON CREEK pour mon plus grand bonheur.

Elle est d’ailleurs renforcée par le choix qu’a fait l’auteur d’alterner les chapitres. Avec d’une part, le récit de Dale à la recherche de son ancien « lui », et d’autre part la progression de l’affaire menée par la sergente Suzie McNeill.

La construction très méthodique du roman, la manière dont il brosse le portrait de ses personnages, ainsi que la qualité de l’intrigue, autant d’éléments qui font que je me suis tout bonnement régalée !

J’en profite pour vous signaler que CANYON CREEK est paru directement en poche, aux éditions Toucan NOIR. Je raffole du soin apporté à leurs livres avec notamment des couvertures de toute beauté.

Et je terminerai en ayant une petite pensée pour Sandrine, qui m’a fait parvenir mon exemplaire de CANYON CREEK … un immense merci !

CANYON CREEK d'Alexis Aubenque

CANYON CREEK

Alexis Aubenque

Editions du Toucan

Thriller

553 pages

Alexis Aubenque 41 ans, est originaire de Montpellier. Après des études de sciences économiques, il avait le choix entre être banquier ou essayer de vivre de sa passion. Il n’a pas longtemps hésité et il monte à Paris en 1999 avec des manuscrits sous le bras. Dix ans plus tard, il revenait dans son sud natal et se consacrait exclusivement à l’écriture. Il a inauguré en 2002 un cycle romanesque de science-fiction avec « La chute des mondes », space opera se déroulant au XXVIIe siècle dans une fédération galactique regroupant 250 mondes habités. En 2006, il débute un cycle reprenant les thèmes majeurs de « La chute des mondes » intitulé « L'Empire des étoiles », à savoir la réapparition d'un société féodale dans un univers futuriste où l'humanité a depuis longtemps quitté la Terre pour s'installer sur de nouvelles planètes.Il démarre dans le thriller en 2008 avec « 7 jours à River Falls », le premier tome d’une trilogie centrée sur le shérif Mike Logan et sa compagne Jessica Hurley, profileuse au FBI. Suivra « Un automne à River Falls » qui recevra le prix du polar de Cognac en 2009, « Un noël à River Falls » en 2010, « Charité bien ordonnée » en 2011 et « Canyon Creek » en 2012.

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DE FIEVRE ET DE SANG de Sire Cédric

Publié le 15 Septembre 2012 par Carine Boulay

Le fantastique … un univers que j’avais décrété ne pas être ma tasse de thé. C’était sans compter la révélation que j’ai eu lors de ma lecture L'ENFANT DES CIMETIERES de Sire Cédric. Ce merveilleux « choc » a suscité mon envie d’approfondir l’auteur et ses écrits, pour consolider ma première sensation.

DE FIEVRE ET DE SANG de Sire Cédric

Eloïse Lombard, une jeune fille de 16 ans, est sauvée in extremis des griffes des frères Salaville. En les abattant, le commandant Vauvert et Eva Svärta, mettent un terme définitif aux agissements des deux frères, baptisés « les vampires de la montagne noire ».

C’est en suivant un délire mystique, qu’ils ont ainsi tué une vingtaine de femmes. Saignées comme de vulgaires cochons, la peau du visage arrachée, ils ont agi en toute impunité et cela sur une année entière.

Mais un an plus tard, les meurtres reprennent avec le même mode opératoire. Imitateur ?! Impossible, car certains détails des scènes de crime n’ont pas été divulgués.

C’est ensemble, que le commandant Vauvert et Eva Svärta, policière albinos dotée d’un sixième sens reprennent la traque.

Pour cette seconde lecture, je retrouve avec plaisir le commandant Vauvert, colosse à la gueule abîmée, avec une sensibilité camouflée derrière une dureté manifeste.

Mais surtout je découvre Eva Svärta, l’héroïne de ce roman. Un physique atypique et une femme chargée d’un lourd secret remontant à son enfance. Une profileuse redoutable. Sa spécialité : tout ce qui touche de près ou de loin aux sectes, et tout particulièrement aux affaires baignant dans l’occulte.

Du sang, des loups qui jaillissent des miroirs, des inscriptions ésotériques et des légendes, voilà les composantes de cet ouvrage. L’intensité des premières pages avec un furieux massacre, nous donne le ton de ce que sera le livre. Un début sous forme de sprint qui perdurera sans aucune faiblesse jusqu’à l’achèvement de cette saisissante histoire.

Entre thriller, fantastique et horreur Sire Cédric réussit une nouvelle fois à me captiver. Je suis totalement séduite et pourtant ça n’était pas gagné d’avance. J’en reprendrai bien une nouvelle tasse et vous ?

DE FIEVRE ET DE SANG de Sire Cédric

DE FIEVRE ET DE SANG

Sire Cédric

Editions Pocket

Thriller

583 pages

http://www.sire-cedric.com/

Sire Cédric est né le 24 Octobre 1974. Cet écrivain français de thrillers vit et écrit à Toulouse, dans le Sud de la France. Son premier roman «Angemort» a reçu le prix Merlin 2007, il sera suivi par « L’enfant des cimetières » pour lequel il reçoit le prix Masterton, puis « De fièvre et de sang » pour lequel il reçoit le prix Polar au festival de Cognac et le prix Ciné Cinéma Frisson 2011. Son dernier roman « Le jeu de l’ombre » est publié aux éditions Le Pré aux Clercs et sortira en format poche en Septembre 2012.

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LE TUEUR DE L'OMBRE de Claire Favan

Publié le 15 Septembre 2012 par Carine Boulay

Je vous parlais il y a peu de temps, d’un livre exceptionnel LE TUEUR INTIME de Claire Favan. LE TUEUR DE L’OMBRE en est la suite. Tourner la dernière page du premier volet, a été pour moi LA déception de ce remarquable voyage dans la tête d’un tueur en série. C’est donc avec avidité, mais aussi appréhension, que j’attaque cette suite. Appréhension, car je me demande si ce second volet sera à la hauteur du premier ?! Me voilà donc re-plongée dans les dernières pages du TUEUR INTIME qui sont également les premières du TUEUR DE L'OMBRE …

LE TUEUR DE L'OMBRE de Claire Favan

Will Edwards, tueur en série de la pire espèce, réussit à s’évader avec l’aide d’un mystérieux complice, lors de son transfert en fourgon jusqu’au tribunal de Buffalo, dans l’Etat de New York.

Quelques temps auparavant, R.J Scanlon, actuel chef d’une équipe de l’Unité des sciences du comportement à Quantico, l’avait lui-même mis sous les verrous. La partie reprenait. Mais aujourd’hui, R.J Scanlon avait encore plus à perdre que la première fois, avec le retour de l’ex-mari de sa femme. Il avait sous-estimé son adversaire et ses ressources insoupçonnées. Comment un solitaire comme Will Edwards pouvait bénéficier de complicité ?

Pour Samantha, son cauchemar prenait corps. Elle était une survivante et non la victime d’un tueur en série. Elle avait eu la malchance d’être devenue l’objet de l’obsession d’un malade. Alors, entre les journalistes jetant sa vie en pâture et faisant d’elle la complice de Will, la perte de son emploi ou bien encore la police, l’ayant ajoutée à sa liste de suspects à interroger en cas de disparition étrange, la fuite de Will constitue le point de départ de sa descente aux enfers.

Elle frissonna d’effroi, alors que l’évidence s’imposait à elle, horrible, inéluctable, froide : tant que Will vivrait elle ne serait jamais en sécurité.

Elle sait que Will n’aura de cesse de les retrouver pour se venger. Une évasion qui va mettre à rude épreuve le couple qu’elle forme ave R.J Scanlon.

Les mois passent et l’assassin reste inactif. Mais lorsque les meurtres reprennent, bien pire qu’auparavant, c’est sans nul doute l’œuvre de Will Edwards. Toutefois de subtiles variations dans sa signature sont perceptibles. Alors, ont-ils affaire à un imitateur ? Non, bien pire …

Quel plaisir de retrouver les protagonistes du premier opus, qui m’avait totalement conquise ! Une suite, dans laquelle Claire Favan concède une nouvelle fois une importante et belle place à la psychologie de ses personnages. Des personnages fragilisés qu’elle poussera dans leurs retranchements pour aller au delà d’eux-mêmes, afin de s’en sortir.

Je dois bien avouer avoir une tendresse particulière pour Samantha dont l’évolution m’a plu jusqu’à la dernière page. Quant à Will, son ex-mari et tueur pervers j’aurai presque éprouvé de la compassion à un moment donné ! C’est la force de Claire Favan que de jouer avec nous, sur les sentiments qu’elle nous fait vivre à travers eux, passant avec une facilité déconcertante de l’horreur à la douceur.

D’autre part, elle fait usage d’un nouvel élément, en utilisant l’idée de complice. Très intéressant par rapport au personnage que l’on connaît de Will, puisque le fait qu’il soit solitaire est une des composantes importantes de sa personnalité. Mais elle utilise cette notion de manière inhabituelle … je ne vous en dirai pas plus pour vous laisser le plaisir de la découvrir !

J’ai ressenti toutefois un rythme moins intensif que le premier volet, il faut dire que la barre était très, très haute ! Une suite réussie, mais je reconnais bien volontiers avoir un faible pour le premier volet LE TUEUR INTIME.

LE TUEUR DE L'OMBRE de Claire Favan

LE TUEUR DE L’OMBRE

Claire Favan

Editions Les Nouveaux Auteurs

Thriller

536 pages

Claire Favan est née en 1976. Elle vit à Paris et travaille dans la finance. Le tueur intime est son premier roman qui sera récompensé par le Prix VSD du polar 2010. Le tueur de l’ombre son deuxième roman en est la suite. Un troisième roman est en cours d’écriture, mais sans lien avec les précédents.

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L'APPARENCE DE LA CHAIR de Gilles Caillot

Publié le 15 Septembre 2012 par Carine Boulay

Un livre nommé « désir » … Après avoir passé ma commande, il m’a fallu patienter trois semaines, faute de stock, avant de recevoir L’APPARENCE DE LA CHAIR de Gilles Caillot. Un engouement pour ce titre qui serait annonciateur de la qualité du livre ?!

Piaffant d’impatience, je l’attaque sans plus attendre, ce délai ayant renforcé mon désir de le lire au plus vite !

L'APPARENCE DE LA CHAIR de Gilles Caillot

Cela fait quinze ans que ça s’est produit et Sylvie Branetti a perdu une partie d’elle ce jour là. Un ouragan a dévasté tout ce qu’elle avait construit. Sa vie a basculé en une journée.

Sylvie Branetti, capitaine de police à Lyon, alors à la poursuite d’un tueur dénommé « le tanneur », a été piégée par celui-ci et laissée pour morte. Avant de l’abandonner, il lui confie qu’il a enlevé sa fille Lila. Elle échappe à la mort, sauvée de justesse par ses collègues. Une redoutable dépression s’installe alors. Une dépression qui la mènera à plusieurs reprises en hôpital psychiatrique. Après avoir été quittée par son mari, qui ne supportait plus son état, elle n’a alors plus qu’une idée en tête : retrouver sa fille, seule raison qui lui reste dans cette existence de détresse. C’est au travers de séances d’hypnose, qu’elle espère découvrir ce qu’il s’est passé cette nuit là, car elle est persuadée que sa mémoire en détient la clé.

Mais lorsque une momie de chairs est découverte, avec dans les mains une coupure de presse portant son nom, elle se retrouve projetée quinze ans en arrière. Ce corps, vidé de son contenu, embaumé, puis délicatement recousu, est la signature du Tanneur. Elle demande à être associée à l’affaire, afin de pouvoir se mesurer à nouveau au monstre qui a détruit sa vie. C’est donc au côté de son ex-amant et collègue Paul Bénito, qu’elle va mener l’enquête. Une enquête qui la mènera aux confins de la réalité, mais qui pourrait s’avérer être une délivrance.

En préface Franck Thilliez nous annonce la couleur : "Un thriller avec une excellente fin est un thriller réussi ». C'est sans conteste le cas avec L’APPARENCE DE LA CHAIR. Etant avertie, la question qui me tarabustait au fur et à mesure de l’avancement de ma lecture, était la suivante : comment Gilles Caillot va-t-il s’en sortir au final ?! Eh bien j’ai été servie, croyez-moi, je suis restée littéralement scotchée !

Mais Gilles Caillot ne nous gratifie pas seulement d'une superbe fin ! Les chapitres courts donnent au livre une cadence plus soutenue, dans un rythme déjà infernal.

Entre rêve et réalité, on se laisse mener par le bout du nez avec délectation. Une intrigue qui se complique et monte en puissance au fil des pages. On croit deviner, et puis patatras nos déductions s’effondrent ! Et c’est ainsi tout le long du récit … hum, c’est trop bon ! Un thriller psychologique intense, à découvrir absolument pour un énorme moment de plaisir !

A noter, que L’APPARENCE DE LA CHAIR a été publié en format poche directement. Alors, aucune hésitation à avoir pour s’offrir un excellent moment de lecture grâce à Gilles Caillot !

J’ai beaucoup attendu ce livre mais ma patience a été récompensée … et pour tout vous dire je l’ai lu deux fois !!! Et vous savez quoi ?! La deuxième a été encore meilleure que la première !!!!!

L'APPARENCE DE LA CHAIR de Gilles Caillot

L’APPARENCE DE LA CHAIR

Gilles Caillot

Editions du Toucan

Thriller

405 pages

Né en 1967 à Lyon, Gilles Caillot a toujours été un grand passionné de littérature fantastique et de romans noirs. Il a connu ses premiers émois littéraires en lisant des auteurs tels que Stephen King, Dan Simmons, Jean-Christophe Grangé et plus récemment Maxime Chattam et Franck Thilliez. Consultant dans les technologies de l'information, il a découvert une passion débordante : l'écriture.Il est entré dans le monde du polar, il y a 5 ans. Après un passage d’un peu plus de trois ans aux éditions du polar avec les sorties de « L’ange du mal » en 2007, « Réminiscence » en 2008 et « Lignes de sang » en 2009, ce sont les éditions du Toucan qui publieront « L’apparence de la chair » en 2011.

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MAELSTRÖM de Stéphane Marchand

Publié le 14 Septembre 2012 par Carine Boulay

Au départ, Stéphane Marchand avait en tête l’idée d’un scénario. C’est au bout de quelques semaines d’écriture, qu’il a eu l’envie de renouer avec le roman.Grand bien lui en a pris !

JE SUIS VENU VOUS DIRE QUE VOUS ALLEZ MOURIR
JE SUIS SERVI, J’AI UNE QUINTE FLUSH
JE RAFLE LA PREMIERE MISE
A TOI DE JOUER, HAROLD !
ET SOUVIENS-TOI DE NE PAS M’OUBLIER …

MAELSTRÖM de Stéphane Marchand

Harold Irving, vient de découvrir ce message tracé en lettres de sang, sur le mur de son salon. Son auteur : le MAESTRO.

Le Maestro, un homme abîmé par la vie, qui a décidé d’engager une PARTIE de poker macabre, en offrant sa première victime à Harold Irving, un romancier en panne d’inspiration et à Dexter Borden, un agent du FBI à la dérive. Un duo formé sous la contrainte, par deux personnalités que tout sépare.

Les modalités de ce jeu, orchestré par le Maestro sont strictes : pas de flics, ni de journalistes et profil bas de rigueur, sous peine d’être les responsables indirects de prochaines morts.

C’est ainsi qu’un JEU DE PISTE démarre avec la découverte de plusieurs cadavres … cadavres sur lesquels il faudra pratiquer des autopsies, car le Maestro prévoit de dissimuler des indices à l’intérieur des corps. C’est donc Franny Chopman, un médecin légiste de l’institut médico-légal de San Francisco, engagée aussi contre son gré qui en aura la charge.

C’est dans ses souvenirs, que Harold Irving devra chercher, pour trouver le lien qui l’unit au Maestro. Une mémoire capricieuse, truffée de zones d’ombres. Il va donc tenter de remonter le temps, grâce à l’hypnose.

Après avoir navigué dans le BROUILLARD, ce sera le temps des RéMINISCENCES, puis il connaîtra l’enfer avant d’espérer la rédemption.

Car tout finit toujours, là où tout a commencé …

D’entrée de jeu, Stéphane Marchand nous plonge dans l’ambiance avec un premier chapitre « percutant » ! Les suivants, ultra-courts nous emportent au gré de cette partie de poker dont le Maestro est l’instigateur. Vengeance, souffrance mais aussi amour, désir et rédemption sont les thèmes abordés dans MAELSTRÖM.

Embarqués malgré eux dans ce jeu de piste macabre, ces protagonistes à la dérive, sont attachants. Le Maestro, qui a mûri sa vengeance depuis déjà plusieurs années, se révèle être un tueur qui possède un goût prononcé pour la mise en scène, afin de créer une « œuvre artistique » au final.

Le final, justement parlons-en ! Lorsque l’on croit détenir la clé de l’intrigue, Stéphane Marchand nous offre quelques rebondissements supplémentaires et nous concède une fin surprenante et de surcroît émouvante. Cette touche d’émotion a clos ce livre d’une manière qui m’a ravie !

Un roman enthousiasmant, qui nous transporte de la première à la dernière page, avec un rythme soutenu, de manière constante. Un bel exploit de la part de Stéphane Marchand !

Les références à ses passions (séries télé, musique, automobile …) distillées tout au long du livre apportent une touche vraiment personnelle et s’accordent parfaitement au récit. Un récit bercé tout du long, au rythme d’un titre en particulier, interprété par Louis Armstrong et Ella Fitzgerald : ♫ Cheek to Cheek ♪.

Du rythme, des rebondissements, de bons personnages et une fin étonnante voilà les ingrédients dont a fait usage Stéphane Marchand pour faire de MAELSTRÖM un très beau moment de lecture !

MAELSTRÖM de Stéphane Marchand

MAELSTRÖM

Stéphane Marchand

Editions J’AI LU

Thriller

407 pages

Le site de Stéphane Marchand

Né à Lille en 1961, Stéphane Marchand est écrivain, peintre et parolier. De 1989 à 2000, il publie « La partition du voyageur » (Prix Athéna, Sélection Prix du premier roman et Grand Prix des lectrices de Elle) et « Le monde du sénateur » au Mercure France. « Un martien dans le frigo » (Prix du 15ème Festival du livre de jeunesse de Cherbourg), « Mille bravos pour Théo » chez Bayard Poche (J’aime Lire) et « Une grenade dans le crâne » chez Flammarion (Castor Poche). Pour le plaisir d'écouter des démos en studio, il compose également quelques paroles de chansons, dont « A chacun son histoire » titre du premier album de Natasha St-Pier. Il se consacre depuis quinze ans à la peinture, exposant une à deux fois par an dans différentes galeries, en France et à l'étranger, dont une exposition permanente sur trois années, à l'île de Ré, où un certain nombre de collectionneurs s'intéressent à son travail, au point d'acquérir régulièrement de nouvelles toiles.

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