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Le noir émoi ...

Passionnée de littérature noire, retrouvez les chroniques des livres que j'ai aimés un peu, passionnément voire à la folie. Bienvenue au coeur de mes noirs émois ...

LA CONJURATION PRIMITIVE de Maxime Chattam

Publié le 26 Mai 2013 par Carine Boulay

Maxime Chattam, un auteur que je n’ai encore jamais chroniqué. Et pourtant ! Si, à ma décharge, Le noir émoi est relativement récent et qu’à ce jour je ne peux me targuer d’avoir lu tous ses livres, beaucoup sont néanmoins passés entre mes mains. Plusieurs m’ont laissé une trace, mais La trilogie du Mal elle, m’a laissé une empreinte indélébile. Celle de la naissance de mes premiers noirs émois. Dix ans après le premier volet de sa trilogie « L’Âme du mal », Maxime Chattam renoue avec le thriller et moi avec l’auteur par lequel tout a commencé …

LA CONJURATION PRIMITIVE de Maxime Chattam

Gendarmes à la Section de Recherches de Paris, Alexis, Ludivine et Segnon n’ont pas l’ombre d’une piste concernant l’épidémie de meurtres qui s’abat sur la France.

Trop de différences et peu de compatibilités entre les crimes laissent à penser que plusieurs tueurs sont à l’œuvre. Plusieurs assassins, mais un symbole unique comme signature. Un « e » précédé d’un astérisque. *e signe du Mal, symbole de haine, de violence, mais probablement pas que.

Totalement dépassée, la Section de Recherches de Paris sollicite l’aide de Richard Mikélis, un célèbre criminologue pour tenter de comprendre et d’endiguer ce flot de violence. Ce spécialiste de la violence, va traquer avec eux ces assassins sociopathes en devenant lui-même un prédateur de prédateurs.

Á parcourir tant de ténèbres, on finissait inexorablement par ouvrir la porte aux siennes, quelles qu’elles soient. Car nul être humain n’est totalement exempt de noirceur. Il ne peut y avoir de lumière sans obscurité. Tous les hommes du monde qui jouaient à disséquer l’âme des pires tueurs finissaient tôt ou tard par devoir affronter leurs propres zones d’ombre. Les criminologues, profilers, flics, mais aussi les psys, les romanciers, les médecins … C’était un voyage dont le coût se payait comptant.

P 304

Une affaire complexe et sensible, qui va rapidement se révéler d’une ampleur tentaculaire. Les meurtres se succèdent, les tueurs imposent un rythme, tandis qu’une pandémie de violence se propage jusqu’en Europe. Du jamais vu.

Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ?

LA CONJURATION PRIMITIVE de Maxime Chattam

Avec LA CONJURATION PRIMITIVE, Maxime Chattam revient à ses premiers amours, à savoir l’enquête criminelle.

Plutôt coutumière des démarrages rapides dans le genre, j’ai trouvé la mise en route relativement lente. Mais si Maxime Chattam prend le temps de placer successivement les jalons de l’intrigue, c’est pour mieux nous surprendre. En effet, un évènement imprévisible et brutal, relance entièrement les investigations.

Á mesure que progresse l’enquête, la tension monte. Les pièces du puzzle s’accumulent, puis s’emboîtent afin d’ériger un tableau terrifiant. Dément, inconcevable ! Nouvelle montée d’adrénaline, puis soulagement. Je suis assaillie par les émotions et je ne suis pas arrivée au terme de ma lecture. Et paf ! Une apparition. Mais c’est juste incroyable … Quel pied ! Un retour aux origines du Mal ébouriffant, où Maxime Chattam nous gratifie d’un clin d’œil épatant, lié à La trilogie du Mal.

Avec LA CONJURATION PRIMITIVE, Maxime Chattam nous a concocté un roman qui nous plonge dans les abîmes de la cruauté. Il nous livre un scénario complexe, doté d’un style très visuel qui intensifie l’impact de ce thriller. Un roman débordant d’adrénaline qui laisse le lecteur continuellement en alerte.

Des retrouvailles simplement étourdissantes !

LA CONJURATION PRIMITIVE de Maxime Chattam

LA CONJURATION PRIMITIVE

Maxime Chattam

459 pages

Éditions Albin Michel

Le blog de l'auteur

Maxime CHATTAM, de son vrai nom Maxime DROUOT, est né le 19 février 1976 à Herblay en région parisienne. Jeune garçon discret et solitaire, il se passionne pour le cinéma et les romans et auteurs de science-fiction tels Le seigneur des anneaux ou Stephen King. En outre, ses premiers écrits feront suite au visionnage du film Stand-by me, tiré d'une nouvelle de King. Au cours de son enfance, il fait de fréquents séjours aux États Unis : New York, Denver et surtout Portland en Oregon, qui deviendra le cadre de ses premiers thrillers (voir La trilogie du Mal). À 23 ans, il suit une année de formation en criminologie où il étudie notamment la psychiatrie criminelle, la police technique et scientifique, la médecine légale et assiste à des autopsies. Il fait alors plusieurs petits boulots et devient notamment libraire, ce qui lui permet d'être en contact du monde de l'édition et consacre son temps libre à l'écriture de son premier thriller. En octobre 2001, il achève L’Âme du mal qui sera publié chez Michel LAFON en 2003, début d'une série de romans policiers, ce qui lui permet aujourd'hui de vivre de sa plume.

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30 ANS D'ÉCRITS SUR LE POLAR 1982 - 2012 de Claude Mesplède

Publié le 22 Mai 2013 par Carine Boulay

Une seule certitude, le doute !

Regard pétillant et visage souriant, c'est avec ces quelques mots écrits à la craie que Claude Mesplède pose, avant de dérouler pour nous le premier volume de sa trilogie intitulée 30 ANS D'ÉCRITS SUR LE POLAR - 1982 / 2012 ...

© Les pictographistes

© Les pictographistes

Claude Mesplède, défenseur du genre et polardeux au grand cœur … le Robin des bois de la littérature noire ?!

Tour à tour, baptisé "le grand manitou", "la mémoire vivante du polar" ou bien encore "le pape du polar" etc …, Claude Mesplède possède plusieurs cordes à son arc.

Critique et conférencier de littérature policière, spécialiste du roman noir américain, auteur du Dictionnaire des littératures policières mais également de dizaines d’articles, chroniqueur pigiste, conseiller littéraire du festival du polar de Saint-Quentin en Yvelines, membre permanent de plusieurs jurys littéraires, formateur pour bibliothécaires, directeur de collection, conseiller éditorial, Président de l’association « Toulouse Polars du sud », ou bien encore créateur sur Internet du site Europolar, Claude Mesplède possède un curriculum vitae tout simplement ... phénoménal !

30 ANS D'ÉCRITS SUR LE POLAR 1982 - 2012 de Claude Mesplède

De la lecture qui l'a précipité dans le lit du roman noir au premier livre qu'il a publié, en passant par la dénonciation des préjugés à l'encontre du genre, Claude Mesplède se raconte et nous transmets son amour du polar ainsi que son combat pour inciter à la lecture.

A travers les débuts de la Série Noire, mais aussi via des portraits d'auteurs, des entretiens, et des chroniques, il vient compléter ce « recueil du polar » avec en sus la réédition -revue et corrigée par ses soins- de son roman LE CANTIQUE DES CANTINES, série "Le Poulpe" aux éditions Baleine.

Le mot de la fin est placé sous le signe de l'amitié d’une part, avec l’évocation par quelques polardeux de Claude Mesplède et de sa passion dévorante, mais également sous le signe de la fête, avec la chanson "Vive le polar" inspirée de "Vive le pinard" ... Tout un programme !

♫ Le polar c’est vraiment la classe
On le dévore, jamais on n’s’en lasse
Au roman noir, levons nos quarts
Vive le polar, vive le polar. ♪

P 372

Néophytes ou bien experts peu importe, 30 ANS D’ÉCRITS SUR LE POLAR est un ouvrage destiné à tous les passionnés de littérature noire ...

30 ANS D'ÉCRITS SUR LE POLAR 1982 - 2012 de Claude Mesplède

30 ANS D'ÉCRITS SUR LE POLAR

1982- 2012

Volume 1

Claude Mesplède

373 pages

Éditions Kraoken

Site officiel de Claude Mesplède

Toulousain, Claude Mesplède a effectué l’essentiel de sa carrière comme technicien de maintenance aéronautique à Air France, mais c’est pour ses écrits dans le domaine du polar qu’il est le plus connu. Depuis 1981, ce spécialiste du roman noir américain est critique littéraire, conférencier et auteur de nombreux articles et ouvrages de référence dont Voyage au bout de la Noire (1982), dictionnaire exhaustif consacré aux auteurs de la Série Noire de Gallimard. Véritable historien du polar, aux connaissances encyclopédiques, Claude Mesplède est un personnage-clé du monde la littérature policière. Depuis 2008, il préside l’association « Toulouse Polars du Sud » et est à l’origine du salon du polar international de Toulouse.

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LIGNES DE SANG de Gilles Caillot

Publié le 12 Mai 2013 par Carine Boulay

Après L’APPARENCE DE LA CHAIR, excellent thriller psychologique qui fût pour moi un coup de cœur l’année passée, j’étais impatiente de poursuivre avec Gilles Caillot.

Si LIGNES DE SANG s’ouvre sur une préface d’Aurélien Molas qui s’apparente à un plaidoyer en faveur du thriller, il met plus particulièrement l’accent sur la fascination qu’il a eu en découvrant un véritable écrivain ainsi qu’une voix nouvelle, en la personne de Gilles Caillot.

Comme le fait remarquer Aurélien Molas, le thriller n’a pas véritablement acquis ses lettres de noblesse auprès des défenseurs de la littérature noire.

Si, à mon humble avis, tous les auteurs du genre ne sont pas à mettre sur un pied d’égalité, il n’en reste pas moins que d’excellents auteurs s’inscrivent dans cette catégorie. Et, indubitablement, Gilles Caillot en fait partie.

LIGNES DE SANG de Gilles Caillot

Richard Granjon, écrivain à la dérive voit dans son prochain roman l’opportunité de relancer sa carrière. Exit les amourettes aseptisées, son nouvel ouvrage sera aux antipodes des précédents. Encouragé par son ami Max, il se lance dans l’écriture d’un polar.

Isolé dans une maison de campagne, l’inspiration qui lui faisait cruellement défaut ces derniers temps est immédiatement au rendez-vous. Mais la sérénité de sa retraite va être rapidement interrompue lorsqu’il va se retrouver à la merci d’un fou furieux.

Simultanément, les lieutenants Jacques Depierre et Marc Amarante du SRPJ de Lyon traque un tueur en série, qui sème sur sa route les cadavres de jeunes femmes littéralement martyrisées.

Ils plongeront définitivement dans l’antre de la folie, lorsque le tueur enlèvera leur coéquipière Camille Evalisa, faisant d’elle son « catalyseur à flics ».

Si le romancier à la dérive et le tueur en série désireux d’être une source d’inspiration sont plutôt de facture classique, la tension dramatique instillée par Gilles Caillot au cours de son roman nous met sur des charbons ardents sans discontinuer, provoquant un style étourdissant.

Côté enquête, l’auteur s’est inspiré de Second Life, un programme informatique existant réellement, qui permet à ses utilisateurs d’incarner des personnages virtuels dans un monde créé par les résidents eux-mêmes. Ce métavers (univers virtuel) est à la fois un jeu et un réseau social. Gilles Caillot s’est baladé dans les méandres du monde virtuel, afin d’y bâtir son intrigue et de faire de Second Life une représentation fictive de l’enfer. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il nous plonge dans l’horreur d’un « snuffroman ».

Il avait pris tout son temps, comme toujours. Explorant les frontières de la souffrance, s’en délectant. Augmentant de façon progressive la puissance de ses coups et les outrages qu’il lui faisait subir. Il l’avait sentie l’implorer. Cette lueur dans les yeux, il la connaissait parfaitement, maintenant. Et contrairement à ce qu’elle espérait, cela lui faisait l’effet inverse. Cette situation l’excitait. Il se sentait puissant. Il avait joué avec elle pendant plusieurs heures et procédé au cérémonial … Puis il l’avait littéralement massacrée. Il avait laissé s’exprimer la violence inouïe cachée au plus profond de lui. Elle avait été à la mesure de la jeune femme. À la hauteur de sa débauche. Ça avait été bon. Oui … Très bon.

P 228

Gilles Caillot nous livre un ouvrage à la mécanique bien huilée, où chacune des composantes indispensables au genre est présente. Du prologue saisissant pour accrocher le lecteur, au dénouement détonant afin de le surprendre, il échafaude un engrenage machiavélique page après page, qui vous mènera sans mesure aucune, aux confins du virtuel.

Avec LIGNES DE SANG, Gilles Caillot signe un thriller captivant et totalement grisant qui devrait combler les amateurs du genre.

A noter que LIGNES DE SANG a été sélectionné pour le prix Intramuros 2013 et le prix Sang pour Sang Polar.

LIGNES DE SANG de Gilles Caillot

LIGNES DE SANG

Gilles Caillot

Éditions du Toucan

Thriller

407 pages

Né en 1967 à Lyon, Gilles Caillot a toujours été un grand passionné de littérature fantastique et de romans noirs. Il a connu ses premiers émois littéraires en lisant des auteurs tels que Stephen King, Dan Simmons, Jean-Christophe Grangé et plus récemment Maxime Chattam et Franck Thilliez. Consultant dans les technologies de l'information, il a découvert une passion débordante : l'écriture. Il est entré dans le monde du polar, il y a 5 ans. Après un passage d’un peu plus de trois ans aux éditions du polar avec les sorties de « L’ange du mal » en 2007, « Réminiscence » en 2008 et « Lignes de sang » en 2009, ce sont les éditions du Toucan qui publieront « L’apparence de la chair » en 2011 et rééditeront « Lignes de sang » en 2012.

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PURGATOIRE DES INNOCENTS de Karine Giebel

Publié le 2 Mai 2013 par Carine Boulay

Rappelez-vous, c’était l’année dernière. MEURTRES POUR RÉDEMPTION de Karine Giebel provoquait chez moi une quantité infinie d’émotions. De ma courte « carrière » de lectrice, aucun livre ne m’avait marqué de la sorte. C’est donc avec voracité, mais un tantinet d’anxiété, que j’amorçais la lecture il y a quelques jours de son septième roman PURGATOIRE DES INNOCENTS …

PURGATOIRE DES INNOCENTS de Karine Giebel

Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère William, et deux autres complices nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux. Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave. Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra. Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.

Ou plutôt quelque chose est né ce jour-là …

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit …

Si la quatrième de couverture se décline à la première personne du singulier, ce ne sera toutefois pas le cas du roman. Un choix que je trouve cependant judicieux pour accrocher le futur lecteur. Si dans la forme, Karine Giebel utilise une narration dite traditionnelle, c’est toutefois un récit assez singulier qu’elle nous propose dans le fond.

L’homme est un loup pour l’homme.

Plaute

Karine Giebel utilise une source inépuisable d’inspiration : l’homme. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle excelle dans l’art d’explorer les tréfonds de l’âme humaine. Grâce à une palette infinie de sentiments, elle développe et nuance sa pensée afin de donner vie à ses personnages. Car l’auteure est orfèvre en la matière. Elle imagine, sculpte et cisèle des êtres de papier qui prennent vie sous nos yeux.

PURGATOIRE DES INNOCENTS est un huis clos effroyable, mené à un rythme d’enfer. Karine Giebel s’empare du lecteur et ne le lâche plus. Pas le temps de souffler, et ce sur presque 600 pages. Un suspense allant crescendo, jusqu’à un dénouement émotionnellement puissant.

Dans la même veine que MEURTRES POUR RÉDEMPTION, je vous prédis un déferlement d’émotions. Karine Giebel fait partie de ces auteurs qui me « mettent les poils ». Une lecture fascinante qui vous donnera assurément le vertige et vous laissera immanquablement une marque. Certainement celle d’une grande auteure.

Bienvenue dans l’antichambre des ténèbres …

« Il l’appelle … En silence, mais de toutes ses forces. Il se focalise sur elle, jusqu’à ce qu’elle prenne le dessus sur tout le reste. Jusqu’à ce qu’elle envahisse chaque atome de son corps. Elle, la haine … Haine de cette société, des lois humaines, de l’obéissance. Haine de la soumission, de la servilité. Haine du troupeau. Il vaut mieux être dans le bon camp. Celui des bourreaux, pas celui des victimes. Donner les ordres, ne jamais les recevoir. Rester un prédateur, ne pas devenir une proie. Choisir, toujours. Rendre les coups sans aucune pitié. La haine … Sa colonne vertébrale, sa force, le levier de sa puissance. Plus efficace que n’importe quel flingue. Il faut éviter de la diluer dans les sentiments. Pure elle doit couler dans ses veines, saturer son cerveau. Abolir le doute, le désespoir, la peur. Froide, elle doit contracter ses muscles. Impitoyable, elle doit frapper sans hésiter. »

PURGATOIRE DES INNOCENTS de Karine Giebel
PURGATOIRE DES INNOCENTS

Editions Fleuve Noir

Roman noir

594 pages

Site de Karine Giebel

Karine Giebel est née en 1971 dans le Var, où elle vit toujours. Après ses études de droit, elle écrit son premier roman : « Terminus Elicius » avec lequel elle reçoit le prix Marseillais du Polar en 2005. Ce premier succès est suivi des « Morsures de l’ombre », qui ne recevra pas moins de trois prix. « Chiens de sang » en 2008, « Jusqu’à ce que la mort nous unisse » en 2009 qui recevra le prix des Lecteurs au Festival Polar de Cognac et « Juste une ombre » qui reçoit deux prix : le Prix Marseillais du Polar et le Prix du polar francophone à Cognac en 2012.

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