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Le noir émoi ...

Passionnée de littérature noire, retrouvez les chroniques des livres que j'ai aimés un peu, passionnément voire à la folie. Bienvenue au coeur de mes noirs émois ...

LES CICATRICES de Jac Baron

Publié le 31 Octobre 2012 par Carine Boulay

LES CICATRICES de Jac Baron

J’avais entendu parler de ce roman de Jac Barron il y a quelque temps, et je me le suis procuré dernièrement. LES CICATRICES, est le premier tome de « La Trilogie des Pulsions ». Ce thriller psychique va nous entraîner au fil du roman, au bout de la terreur.

L’auteur a pris le parti de faire parler chacun de ses personnages à chaque chapitre, ce qui permet de prendre un certain recul. On va ainsi croiser Serge Miller, chargé de l’enquête, qui va lui-même appeler à la rescousse Franck Marshall, connu pour avoir précédemment et avec panache, débusqué un serial killer. On y rencontre aussi Marc Dru, le psychologue, qui suit étroitement un enfant maltraité, Emily, la compagne de Franck, qui semble désorientée par le métier prenant et difficile de Franck et qui va d’ailleurs le quitter dès le début du roman, et enfin deux autres personnages sans prénom : le prédateur et la proie.

J'observerai si longtemps les hommes que je n'aurai probablement pas assez de vies, de tripes ni de rage pour les expliquer et les laver tous, dans la fleur de leur âge. L'amour n'existe pas.

Le roman commence par la découverte d’un jeune homme mutilé et défiguré, dans un square parisien. Le jeune homme est encore en vie. Un autre disparaît, et est, lui aussi retrouvé atrocement mutilé, mais toujours en vie. Une autre victime est découverte, avec un crescendo dans la violence.

Les chapitres se succèdent rapidement, faisant parler l’un et l’autre des protagonistes. On se demande souvent, mais « qui est qui » ? Plein de pièces éparpillées qui peu à peu vont se rassembler. J’ai rarement été aussi « secouée » ! Car au-delà du thriller, Jac Barron nous entraîne dans la faune de la prostitution masculine, de l’homosexualité, de la maladie aussi, avec les non-dits, les tabous, les cicatrices de chacun des personnages principaux, leurs échecs et leurs remèdes, leurs renoncements, et leurs déchirements.

Il m’a fallu deux lectures pour m’en imprégner. Un très bon roman, très dur, mais il faut dépasser les scènes insoutenables, et voir au-delà ! Qui crée ces monstres ? Qui, permet à qui, de se sentir l’âme d’un purificateur ? Il faut aller à la source de la blessure pour en trouver la cicatrice ! Et la cicatrice est toujours indélébile.

Un roman très dur ! A ne pas mettre entre toutes les mains. Ceci dit, j'ai hâte de me plonger dans le prochain opus de la trilogie : Plasma.

Une chronique rédigée par Brigitte Lassalle.

LES CICATRICES de Jac Baron

LES CICATRICES

JAC BARON

Thriller

Editeur Stéphane Berthomet

485 pages

Jac Baron le blog

Jac Barron est né à Thouars le 23 décembre 1968. Il arrive seul à Paris à l'âge de dix-huit ans. Premier employeur : le restaurant Drouant. Ensuite l'armée, dans la gendarmerie à la DGGN (Direction Générale Gendarmerie Nationale). Puis il travaille pour le cinéma, les décors des tournages de pub, l'événementiel, les réceptions privées. Il reprend ses études à vingt-neuf ans, participe à des ateliers d'écritures, découvre la psychanalyse lacanienne, commence immédiatement des travaux de recherche sur les symbioses du langage, de la pensée, du corps et de la position sexuelle, en étroite collaboration avec un spécialiste du comportement psychique. Il assiste à ses cours particuliers de criminologie psychique et rédige un mémoire. Ensuite, il s'intéresse à la victimologie psychique et continue, toujours les études sur la schizophrénie, les addictions modernes et les horizons de la jouissance sexuelle. Fin 2005, il se sent prêt pour un premier projet : "La Trilogie des Pulsions". Entre 2005 et 2006, il écrit son premier roman, Les Cicatrices, et de 2007 à 2009 Plasma. Actuellement, il œuvre sur Impulsions, le dernier opus, tout en préparant d'autres projets d'écritures de romans, psychiques et oniriques.

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CRIMINAL LOFT d'Armelle Carbonel

Publié le 25 Octobre 2012 par Carine Boulay

On ne gagne pas parce qu’on est meilleur, mais parce qu’on est pire.

CRIMINAL LOFT d'Armelle Carbonel

Ils sont huit. Six hommes, deux femmes. Tous accusés de meurtres. Huit individus reconnus coupables par la justice américaine pour avoir commis des actes irréparables. Huit volontaires enfermés dans le couloir de la mort.

Huit candidats sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui n’ait jamais existé : CRIMINAL LOFT. Chaque semaine, les votes du public désigneront l’un d’entre eux, afin qu’il quitte le loft et retourne dans le couloir de la mort. Un seul recouvrira la liberté.

Seront-ils prêts à tout, même au pire, pour convaincre le public qu’ils méritent de vivre ?

On nous percevait comme des monstres, mais l’intérêt des téléspectateurs pour ce reality show prouvait leur fascination pour la cruauté de nos actes. La plupart d’entre eux seraient rivés à leur écran, dénonçant le concept immoral d’un tel jeu … certains assouviraient leurs pulsions les plus secrètes … et d’autres y trouveraient une vocation.

Etats-Unis, Sanatorium de Waverly Hills. Huit dangereux criminels se retrouvent prisonniers du lieu-dit « le plus hanté des Etats-Unis » : Léonard, le négro ; Wallace, le croque-mort ; Michaël, le français ; Lynda, la jumelle ; James, le zozoteur ; Terrance, le chétif ; l’envoûtante Aileen et l’intelligent et charmeur John.

Un show qui se déroule sur trois semaines, pendant lesquelles les candidats seront guidés par « la voix » tout au long de leur séjour. Ils devront répondre à tous ses appels, se soumettre à toutes les épreuves qu’elle leur fera subir et devront également respecter un règlement intérieur.

Mais au cours de la première semaine, Wallace est retrouvé éviscéré, malgré les systèmes de surveillance censés épier leurs moindres faits et gestes. Qui a réussi à déjouer les caméras et à lui infliger cette mort atroce ?

Waverly Hills représente leur unique chance de survie mais n’ont-ils finalement pas pris un aller simple pour l’enfer en entrevoyant le début de la liberté ?

Quel remarquable choix, que celui du sanatorium de Waverly Hills pour établir l’intrigue de son thriller ! Armelle Carbonel en choisissant ce lieu de souffrances, encombré de faits mystérieux inexpliqués, de phénomènes paranormaux, d’une chambre maudite ou bien encore du tunnel de la mort s’octroie ainsi une large palette pour nous faire frissonner.

C’est John T. qui nous livre le récit de ce loft de l’horreur. Cet ancien psychiatre est « le » personnage charismatique du groupe. Intelligent, ayant de la prestance et du charme, il en use et en abuse auprès de ses concurrents, pour quoi qu’il arrive, être celui qui échappera à l’injection létale.

C’est un redoutable prédateur, dont les terrifiantes légendes sur Waverly Hills deviennent pour lui des récits alléchants et dont les adversaires ne sont pas à la hauteur de son prétendu génie. Dénué d’empathie, sadique sexuel, fétichiste et doté d’un mode opératoire très élaboré, lorsqu’on tente de lui faire porter le chapeau pour le meurtre de Wallace, il se targue de n’avoir pas besoin d’endosser le forfait d’autrui pour pouvoir exister.

Avec CRIMINAL LOFT, Armelle Carbonel transpose la télé réalité en gardant le contexte mais en faisant, bien évidemment, un casting diamétralement opposé. Le statut des concurrents se transforme ainsi radicalement, passant de « candidats ordinaires » sans grand intérêt à « dangereux prédateurs » personnages intéressants pour son récit. Elle a très bien su inoculer le milieu ambiant, indispensable à ce genre d’émissions. Car que serait une télé réalité sans « la voix » et sans ces animateurs grotesques entre autre ?!

Armelle Carbonel nous offre avec CRIMINAL LOFT un bouquin du tonnerre, jouant habilement avec tous les thèmes liés à ces émissions télé. Enfermement, surveillance vidéo, conspiration, perversion, fascination, curiosité, voyeurisme, trucage ou encore manipulation.

Tout au long de ma lecture, j’ai frissonné d’horreur, frissons d’horreur qui se sont transformés en frissons de plaisir !

Je vous souhaite la bienvenue dans CRIMINAL LOFT ...

Le sanatorium de Waverly Hills aux Etats-Unis est un ancien hôpital qui était destiné, dans un premier temps, à soigner des malades atteints par la tuberculose. Dans un second temps, c’est devenu un hôpital gériatrique qui a été contraint de fermer définitivement ses portes en 1981, suite à de nombreuses plaintes pour mauvais traitements envers les malades. Les légendes urbaines sont nées à ce moment là, laissant croire que les lieux étaient devenus un asile d’aliénés et de fous.  Source : Wikipédia
Le sanatorium de Waverly Hills aux Etats-Unis est un ancien hôpital qui était destiné, dans un premier temps, à soigner des malades atteints par la tuberculose. Dans un second temps, c’est devenu un hôpital gériatrique qui a été contraint de fermer définitivement ses portes en 1981, suite à de nombreuses plaintes pour mauvais traitements envers les malades. Les légendes urbaines sont nées à ce moment là, laissant croire que les lieux étaient devenus un asile d’aliénés et de fous.  Source : Wikipédia
Le sanatorium de Waverly Hills aux Etats-Unis est un ancien hôpital qui était destiné, dans un premier temps, à soigner des malades atteints par la tuberculose. Dans un second temps, c’est devenu un hôpital gériatrique qui a été contraint de fermer définitivement ses portes en 1981, suite à de nombreuses plaintes pour mauvais traitements envers les malades. Les légendes urbaines sont nées à ce moment là, laissant croire que les lieux étaient devenus un asile d’aliénés et de fous.  Source : Wikipédia
Le sanatorium de Waverly Hills aux Etats-Unis est un ancien hôpital qui était destiné, dans un premier temps, à soigner des malades atteints par la tuberculose. Dans un second temps, c’est devenu un hôpital gériatrique qui a été contraint de fermer définitivement ses portes en 1981, suite à de nombreuses plaintes pour mauvais traitements envers les malades. Les légendes urbaines sont nées à ce moment là, laissant croire que les lieux étaient devenus un asile d’aliénés et de fous.  Source : Wikipédia
Le sanatorium de Waverly Hills aux Etats-Unis est un ancien hôpital qui était destiné, dans un premier temps, à soigner des malades atteints par la tuberculose. Dans un second temps, c’est devenu un hôpital gériatrique qui a été contraint de fermer définitivement ses portes en 1981, suite à de nombreuses plaintes pour mauvais traitements envers les malades. Les légendes urbaines sont nées à ce moment là, laissant croire que les lieux étaient devenus un asile d’aliénés et de fous.  Source : Wikipédia

Le sanatorium de Waverly Hills aux Etats-Unis est un ancien hôpital qui était destiné, dans un premier temps, à soigner des malades atteints par la tuberculose. Dans un second temps, c’est devenu un hôpital gériatrique qui a été contraint de fermer définitivement ses portes en 1981, suite à de nombreuses plaintes pour mauvais traitements envers les malades. Les légendes urbaines sont nées à ce moment là, laissant croire que les lieux étaient devenus un asile d’aliénés et de fous. Source : Wikipédia

CRIMINAL LOFT d'Armelle Carbonel

CRIMINAL LOFT

Armelle CARBONEL

The Book Edition

Thriller

408 pages

Armelle Carbonel vit actuellement en région parisienne. Mariée et mère d'un enfant, elle consacre la majeure partie de son temps libre à l'écriture et travaille parallèlement dans le domaine de l'infrastructure pour le Ministère de la défense. Après « Les Marais funèbres » et « La Maison de l'ombre », elle signe son troisième thriller avec « Criminal Loft ».

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LA PEUR ELLE-MEME de Laura Sadowski

Publié le 18 Octobre 2012 par Carine Boulay

Un titre qui attire irrésistiblement l’attention, une couverture remarquablement inquiétante, je vous présente LA PEUR ELLE-MEME le thriller psychologique de Laura

Sadowski.

LA PEUR ELLE-MEME de Laura Sadowski

Après une rupture avec son petit ami Alex, Ariane Russel, étudiante en médecine emménage dans un nouvel appartement.

Rapidement des bizarreries se manifestent. Son appartement est accessible par l’ascenseur, mais inexplicablement, pas par l’escalier. Elle est entourée de voisins étranges, ses amis deviennent envahissants et un curieux locataire squatte le sous-sol de son immeuble.

Elle a la sensation d’être épiée en permanence, son émotivité est décuplée et un besoin d’isolement l’obsède. Tous ces sentiments assaillent Ariane ces derniers temps, même ses camarades ne la reconnaissent plus.

Que lui arrive-t-il ?

Elle devinait derrière l’opacité des faits que quelque chose d’effroyable venait de surgir dans son existence et grandissait dans l’ombre.

Dès les premières pages, on pénètre dans une étrange et inquiétante atmosphère avec des choses incompréhensibles, des situations inhabituelles ou bien encore des personnages énigmatiques.

La peur, cette émotion d’anticipation qui nous avertit d’un possible danger, nous ne la maîtrisons pas. Mais quel comportement va adopter Ariane, jeune femme réservée, émotive, craintive et perdue face à toutes ces invraisemblances ? Car malgré une personnalité fragile, Ariane est inéluctablement attirée par le danger.

C’est le cerveau en effervescence, que j’ai suivi avec avidité l’évolution d’Ariane, en m’interrogeant sans cesse sur sa capacité d’analyse de la situation voire sur sa santé mentale. Ajoutez à ça une grosse dose de suspicion concernant quasiment tous les personnages et nous voilà aux prises avec un infernal suspense dans lequel je me suis laissée délicieusement mener par le bout du nez.

Tout du moins jusqu’à ce que je découvre le dénouement. Commun est l’adjectif que j’emploierai à mon grand regret pour qualifier l’aboutissement de l’intrigue, alors que j’ai été en totale synergie avec Ariane durant toute ma lecture. J’aurai aimé une fin plus percutante pour clore cette singulière histoire.

J’apporterai une mention particulière à un des personnages, le professeur Christian Salvesen, chargé de la formation des étudiants à la morgue et donc pour l’occasion maître de stage d’Ariane. Un personnage qui a apporté une dose de légèreté avec son humour, au cœur de cette angoissante et très prenante histoire.

LA PEUR ELLE-MEME est le deuxième roman que je lis de Laura Sadowski. Malgré le bémol que j’apporte concernant la fin, j’ai retrouvé avec infiniment de plaisir les qualités auxquelles j’avais goûté à la lecture de L’ORIGINE DU SEXE. Jamais deux sans trois … à très bientôt Laura !

LA PEUR ELLE-MEME de Laura Sadowski

LA PEUR ELLE-MEME

Laura Sadowski

Editions Odile Jacob

Thriller

246 pages

Blog de Laura Sadowski

Laura Sadowski est avocate. Elle est l’auteure de 4 romans : « L’affaire Clémence Lange » en 2008, « L’origine du sexe » en 2009, « La peur elle-même » en 2010 et « La géométrie du tueur » en 2011 aux éditions Odile Jacob.

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L'INSTINCT MATERNEL de Barbara Abel

Publié le 11 Octobre 2012 par Carine Boulay

J’étais enceinte, j’avais 30 ans, je n’étais nulle part du point de vue professionnel. Un matin, je reçois un mail de Serge Brussolo, alors directeur de collection aux éditions du Masque, qui avait lu une de mes nouvelles policières : il m’informe qu’il cherche de jeunes auteurs et que si j’ai un projet de roman, je n’hésite pas à le lui proposer. Je n’avais rien dans mes cartons (au sens propre comme au figuré : nous étions en plein déménagement), mais quand on reçoit ce genre de mail, il faut prendre le train en marche sans quoi, personne ne vous attend. Le jour même, je vais faire des courses dans une supérette près de chez moi. A la caisse, devant moi, une femme, voyant que j’étais enceinte, engage la conversation, me dit qu’elle possède des vêtements de grossesse, qu’elle habite le quartier et qu’elle veut bien me les donner si je l’accompagne jusque chez elle. Cela faisait des années que je vivais dans ce quartier et je ne l’avais jamais croisé. Cette proposition m’a mis mal à l’aise. J’ai poliment décliné et je suis rentrée chez moi. Je raconte l’anecdote à mon compagnon qui me demande pourquoi j’ai refusé. D’une traite, je lui explique que, peut-être, cette femme était stérile et cherchait juste à m’attirer chez elle pour me séquestrer et me voler mon bébé. Je m’interromps soudain : quelle histoire ! J’en fais un synopsis que j’envoie à Serge Brussolo. Il trouve l’idée intéressante, me demande d’écrire 3 chapitres. J’entame la rédaction du roman et chaque mois, je lui envoyais mes chapitres. Lorsque le roman fut écrit, il m’annonce qu’il le propose pour le prix Cognac. Voilà. En quelques mois, j’étais devenue maman et écrivain. Pour info, je n’ai plus jamais vu la femme de la supérette, mais ma carrière était lancée.

Barbara Abel

L'INSTINCT MATERNEL de Barbara Abel

Elle avait vu en lui le rêve se faire réalité. Elle, c’est Jeanne. Une jeune femme qui s’est fait le serment de quitter au plus vite le climat de misère dans lequel elle vit. Lui, c’est Richard. Richard Tavier, un homme puissant qui poursuit avec succès une carrière politique.

S’il épouse Jeanne, c’est afin de toucher la première moitié de l’héritage de son père. La seconde partie ne lui reviendra que lorsqu’il aura un fils. Or Jeanne est stérile et ne lui donnera donc jamais cet héritier.

C’est à la mort de son mari, qu’elle apprend que celui-ci l’a déshérité, au profit d’une certaine Suzanna Da Costa, qui n’est autre que sa jeune maîtresse portugaise.

Il est pour elle inconcevable de retrouver l’état de pauvreté duquel Richard l’a sortie. Et pour ça, elle est prête à commettre l’irréparable : se débarrasser de sa concurrente.

Mais voilà, Suzanna est enceinte de Richard. Cela change tout, car l’existence de cet enfant lui donne droit à l’entièreté du patrimoine des Tavier. Les choses deviennent simples : cet enfant sera le sien !

Avant toute chose je voudrais remercier « l’inconnue de la supérette » sans qui ce roman n’aurait certainement pas vu le jour !

Trêve de plaisanteries, pour son premier roman Barbara Abel m’a réellement épaté. Elle utilise au départ une aventure traditionnelle, celle de la maternité, pour en faire de pied en cap une histoire hors normes, nous entraînant ainsi dans un huis clos cauchemardesque.

L’instinct maternel, formulation suave produite certainement par la douceur du mot « maternel », qui comporte cependant une touche animale avec le terme « instinct ».

L'instinct maternel est divinement animal. La mère n'est plus femme, elle est femelle .

Victor Hugo

Et si le « divinement » vire au « monstrueusement » ? Eh bien nous y voilà, c’est le ton du roman de Barbara Abel.

La psychologie des personnages est réalisée de manière approfondie et l’auteure donne pour le coup une belle consistance aux deux protagonistes. La police est, je dirai « presque » accessoire dans ce livre, que je qualifierai d’ailleurs de roman psychologique plutôt que de roman policier.

L’instinct maternel restera pour moi une lecture fascinante mais éprouvante, que j’ai d’ailleurs terminée avec une espèce de frénésie compulsive afin d’être libérée d’une sensation oppressante.

J’ai été déconcertée, malmenée, horrifiée mais j’en ai raffolé … chapeau Madame Abel !

L'INSTINCT MATERNEL de Barbara Abel

L’INSTINCT MATERNEL

Barbara Abel

Editions Le Masque
Collection Masque jaune

Policier

382 pages

Depuis toujours, Barbara Abel est férue de théâtre et de littérature. Elle suit à 15 ans les cours de théâtre de Bernard Marbaix à l’Académie d’Etterbeek, puis opte pour des études littéraires qui la mèneront jusqu'à une licence en philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles. Après avoir été élève à l'école du Passage à Paris, elle exerce quelques temps le métier de comédienne et joue dans des spectacles de rue. À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, « L'esquimau qui jardinait », qu'elle interprètera avec succès sur les planches bruxelloises et au festival de Spa. Privilégiant bientôt sa passion pour l’écriture, elle remporte le Prix Cognac en 2002 pour son premier roman « L’instinct maternel », avant d’être sélectionnée par le jury du Prix du Roman d’Aventures pour « Un bel âge pour mourir », adapté à la télévision avec Emilie Dequenne et Marie-France Pisier dans les rôles principaux. S’ensuivent « Duelle » en 2005, « La mort en écho » en 2006, « Illustre Inconnu » en 2007, « Le bonheur sur ordonnance » en 2009, « La brûlure du chocolat » en 2010 et « Derrière la haine » en 2012. Elle signe également le scénario de « Je vous salue Jennifer », illustré par Gérard Goffaux aux éditions Quadrant. Aujourd’hui, certains de ses livres sont traduits en Allemand, en Espagnol et en Russe.

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LES AUTEURS DU NOIR FACE A LA DIFFERENCE - Ouvrage collectif

Publié le 4 Octobre 2012 par Carine Boulay

A l’origine, ce n’était qu’une idée en l’air. Le fruit d’une discussion entre quelques auteurs autour d’un verre lors des Quais du Polar en mars 2011 …

LES AUTEURS DU NOIR FACE A LA DIFFERENCE - Ouvrage collectif

C’est à travers un projet imaginé par Fabien Hérisson, proprio de Livresque du noir, qu’est né ce recueil de nouvelles.

Avec LES AUTEURS DU NOIR FACE A LA DIFFERENCE Fabien Hérisson a voulu garder la ligne directrice de son site et ainsi offrir la possibilité à des auteurs peu ou pas connus, de faire découvrir leurs écrits en côtoyant des auteurs confirmés.

15 auteurs ont répondu positivement. A l’unanimité, ils ont accepté que les droits d’auteurs aillent au bénéfice d’une association ou d’une œuvre caritative.

C’est vers l’association dunkerquoise Ecoute ton Cœur qui œuvre en faveur des enfants autistes que le choix s’est porté.

La différence. Un mot qui fait peur. L’homme a peur de ce qu’il ne comprend pas ou ne connaît pas. Etre différent, c’est risquer la marginalisation voire l’exclusion dans notre société. Les regards que l’on porte sur des personnes victimes de discrimination, sous une forme ou une autre, amplifie leur souffrance et viennent sans cesse leur rappeler cette dissemblance. Accepter la différence demande une ouverture d’esprit et signifie le respect.

J’entendrai des regards que vous croirez muets.

Jean Racine

15 auteurs, 15 talents, 15 histoires très noires pour illustrer la différence. Saisissantes, originales, imprévisibles, touchantes ou insoutenables, la diversité de ces nouvelles crée au final un livre marquant. Une belle façon de découvrir de nouvelles plumes. L’occasion pour moi d’approfondir les coups de cœur que j’ai eu à la lecture de ces nouvelles !

Avec la participation de :

Laurence Biberfeld, Valéry Le Bonnec, Thierry Brun, Paul Colize, Patrick De Friberg, Bob Garcia, Sébastien Gendron, Maxime Gillio, Fabien Hérisson, Sophie Loubière, Gaëlle Perrin, Elena Piacentini, Hervé Sard, Nicolas Sker et Michel Vigneron.

LES AUTEURS DU NOIR FACE A LA DIFFERENCE

Editions JIGAL

204 pages

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