Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le noir émoi ...

Passionnée de littérature noire, retrouvez les chroniques des livres que j'ai aimés un peu, passionnément voire à la folie. Bienvenue au coeur de mes noirs émois ...

LA PEUR ELLE-MEME de Laura Sadowski

Publié le 18 Octobre 2012 par Carine Boulay

Un titre qui attire irrésistiblement l’attention, une couverture remarquablement inquiétante, je vous présente LA PEUR ELLE-MEME le thriller psychologique de Laura

Sadowski.

LA PEUR ELLE-MEME de Laura Sadowski

Après une rupture avec son petit ami Alex, Ariane Russel, étudiante en médecine emménage dans un nouvel appartement.

Rapidement des bizarreries se manifestent. Son appartement est accessible par l’ascenseur, mais inexplicablement, pas par l’escalier. Elle est entourée de voisins étranges, ses amis deviennent envahissants et un curieux locataire squatte le sous-sol de son immeuble.

Elle a la sensation d’être épiée en permanence, son émotivité est décuplée et un besoin d’isolement l’obsède. Tous ces sentiments assaillent Ariane ces derniers temps, même ses camarades ne la reconnaissent plus.

Que lui arrive-t-il ?

Elle devinait derrière l’opacité des faits que quelque chose d’effroyable venait de surgir dans son existence et grandissait dans l’ombre.

Dès les premières pages, on pénètre dans une étrange et inquiétante atmosphère avec des choses incompréhensibles, des situations inhabituelles ou bien encore des personnages énigmatiques.

La peur, cette émotion d’anticipation qui nous avertit d’un possible danger, nous ne la maîtrisons pas. Mais quel comportement va adopter Ariane, jeune femme réservée, émotive, craintive et perdue face à toutes ces invraisemblances ? Car malgré une personnalité fragile, Ariane est inéluctablement attirée par le danger.

C’est le cerveau en effervescence, que j’ai suivi avec avidité l’évolution d’Ariane, en m’interrogeant sans cesse sur sa capacité d’analyse de la situation voire sur sa santé mentale. Ajoutez à ça une grosse dose de suspicion concernant quasiment tous les personnages et nous voilà aux prises avec un infernal suspense dans lequel je me suis laissée délicieusement mener par le bout du nez.

Tout du moins jusqu’à ce que je découvre le dénouement. Commun est l’adjectif que j’emploierai à mon grand regret pour qualifier l’aboutissement de l’intrigue, alors que j’ai été en totale synergie avec Ariane durant toute ma lecture. J’aurai aimé une fin plus percutante pour clore cette singulière histoire.

J’apporterai une mention particulière à un des personnages, le professeur Christian Salvesen, chargé de la formation des étudiants à la morgue et donc pour l’occasion maître de stage d’Ariane. Un personnage qui a apporté une dose de légèreté avec son humour, au cœur de cette angoissante et très prenante histoire.

LA PEUR ELLE-MEME est le deuxième roman que je lis de Laura Sadowski. Malgré le bémol que j’apporte concernant la fin, j’ai retrouvé avec infiniment de plaisir les qualités auxquelles j’avais goûté à la lecture de L’ORIGINE DU SEXE. Jamais deux sans trois … à très bientôt Laura !

LA PEUR ELLE-MEME de Laura Sadowski

LA PEUR ELLE-MEME

Laura Sadowski

Editions Odile Jacob

Thriller

246 pages

Blog de Laura Sadowski

Laura Sadowski est avocate. Elle est l’auteure de 4 romans : « L’affaire Clémence Lange » en 2008, « L’origine du sexe » en 2009, « La peur elle-même » en 2010 et « La géométrie du tueur » en 2011 aux éditions Odile Jacob.

commentaires

L'INSTINCT MATERNEL de Barbara Abel

Publié le 11 Octobre 2012 par Carine Boulay

J’étais enceinte, j’avais 30 ans, je n’étais nulle part du point de vue professionnel. Un matin, je reçois un mail de Serge Brussolo, alors directeur de collection aux éditions du Masque, qui avait lu une de mes nouvelles policières : il m’informe qu’il cherche de jeunes auteurs et que si j’ai un projet de roman, je n’hésite pas à le lui proposer. Je n’avais rien dans mes cartons (au sens propre comme au figuré : nous étions en plein déménagement), mais quand on reçoit ce genre de mail, il faut prendre le train en marche sans quoi, personne ne vous attend. Le jour même, je vais faire des courses dans une supérette près de chez moi. A la caisse, devant moi, une femme, voyant que j’étais enceinte, engage la conversation, me dit qu’elle possède des vêtements de grossesse, qu’elle habite le quartier et qu’elle veut bien me les donner si je l’accompagne jusque chez elle. Cela faisait des années que je vivais dans ce quartier et je ne l’avais jamais croisé. Cette proposition m’a mis mal à l’aise. J’ai poliment décliné et je suis rentrée chez moi. Je raconte l’anecdote à mon compagnon qui me demande pourquoi j’ai refusé. D’une traite, je lui explique que, peut-être, cette femme était stérile et cherchait juste à m’attirer chez elle pour me séquestrer et me voler mon bébé. Je m’interromps soudain : quelle histoire ! J’en fais un synopsis que j’envoie à Serge Brussolo. Il trouve l’idée intéressante, me demande d’écrire 3 chapitres. J’entame la rédaction du roman et chaque mois, je lui envoyais mes chapitres. Lorsque le roman fut écrit, il m’annonce qu’il le propose pour le prix Cognac. Voilà. En quelques mois, j’étais devenue maman et écrivain. Pour info, je n’ai plus jamais vu la femme de la supérette, mais ma carrière était lancée.

Barbara Abel

L'INSTINCT MATERNEL de Barbara Abel

Elle avait vu en lui le rêve se faire réalité. Elle, c’est Jeanne. Une jeune femme qui s’est fait le serment de quitter au plus vite le climat de misère dans lequel elle vit. Lui, c’est Richard. Richard Tavier, un homme puissant qui poursuit avec succès une carrière politique.

S’il épouse Jeanne, c’est afin de toucher la première moitié de l’héritage de son père. La seconde partie ne lui reviendra que lorsqu’il aura un fils. Or Jeanne est stérile et ne lui donnera donc jamais cet héritier.

C’est à la mort de son mari, qu’elle apprend que celui-ci l’a déshérité, au profit d’une certaine Suzanna Da Costa, qui n’est autre que sa jeune maîtresse portugaise.

Il est pour elle inconcevable de retrouver l’état de pauvreté duquel Richard l’a sortie. Et pour ça, elle est prête à commettre l’irréparable : se débarrasser de sa concurrente.

Mais voilà, Suzanna est enceinte de Richard. Cela change tout, car l’existence de cet enfant lui donne droit à l’entièreté du patrimoine des Tavier. Les choses deviennent simples : cet enfant sera le sien !

Avant toute chose je voudrais remercier « l’inconnue de la supérette » sans qui ce roman n’aurait certainement pas vu le jour !

Trêve de plaisanteries, pour son premier roman Barbara Abel m’a réellement épaté. Elle utilise au départ une aventure traditionnelle, celle de la maternité, pour en faire de pied en cap une histoire hors normes, nous entraînant ainsi dans un huis clos cauchemardesque.

L’instinct maternel, formulation suave produite certainement par la douceur du mot « maternel », qui comporte cependant une touche animale avec le terme « instinct ».

L'instinct maternel est divinement animal. La mère n'est plus femme, elle est femelle .

Victor Hugo

Et si le « divinement » vire au « monstrueusement » ? Eh bien nous y voilà, c’est le ton du roman de Barbara Abel.

La psychologie des personnages est réalisée de manière approfondie et l’auteure donne pour le coup une belle consistance aux deux protagonistes. La police est, je dirai « presque » accessoire dans ce livre, que je qualifierai d’ailleurs de roman psychologique plutôt que de roman policier.

L’instinct maternel restera pour moi une lecture fascinante mais éprouvante, que j’ai d’ailleurs terminée avec une espèce de frénésie compulsive afin d’être libérée d’une sensation oppressante.

J’ai été déconcertée, malmenée, horrifiée mais j’en ai raffolé … chapeau Madame Abel !

L'INSTINCT MATERNEL de Barbara Abel

L’INSTINCT MATERNEL

Barbara Abel

Editions Le Masque
Collection Masque jaune

Policier

382 pages

Depuis toujours, Barbara Abel est férue de théâtre et de littérature. Elle suit à 15 ans les cours de théâtre de Bernard Marbaix à l’Académie d’Etterbeek, puis opte pour des études littéraires qui la mèneront jusqu'à une licence en philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles. Après avoir été élève à l'école du Passage à Paris, elle exerce quelques temps le métier de comédienne et joue dans des spectacles de rue. À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, « L'esquimau qui jardinait », qu'elle interprètera avec succès sur les planches bruxelloises et au festival de Spa. Privilégiant bientôt sa passion pour l’écriture, elle remporte le Prix Cognac en 2002 pour son premier roman « L’instinct maternel », avant d’être sélectionnée par le jury du Prix du Roman d’Aventures pour « Un bel âge pour mourir », adapté à la télévision avec Emilie Dequenne et Marie-France Pisier dans les rôles principaux. S’ensuivent « Duelle » en 2005, « La mort en écho » en 2006, « Illustre Inconnu » en 2007, « Le bonheur sur ordonnance » en 2009, « La brûlure du chocolat » en 2010 et « Derrière la haine » en 2012. Elle signe également le scénario de « Je vous salue Jennifer », illustré par Gérard Goffaux aux éditions Quadrant. Aujourd’hui, certains de ses livres sont traduits en Allemand, en Espagnol et en Russe.

commentaires

LES AUTEURS DU NOIR FACE A LA DIFFERENCE - Ouvrage collectif

Publié le 4 Octobre 2012 par Carine Boulay

A l’origine, ce n’était qu’une idée en l’air. Le fruit d’une discussion entre quelques auteurs autour d’un verre lors des Quais du Polar en mars 2011 …

LES AUTEURS DU NOIR FACE A LA DIFFERENCE - Ouvrage collectif

C’est à travers un projet imaginé par Fabien Hérisson, proprio de Livresque du noir, qu’est né ce recueil de nouvelles.

Avec LES AUTEURS DU NOIR FACE A LA DIFFERENCE Fabien Hérisson a voulu garder la ligne directrice de son site et ainsi offrir la possibilité à des auteurs peu ou pas connus, de faire découvrir leurs écrits en côtoyant des auteurs confirmés.

15 auteurs ont répondu positivement. A l’unanimité, ils ont accepté que les droits d’auteurs aillent au bénéfice d’une association ou d’une œuvre caritative.

C’est vers l’association dunkerquoise Ecoute ton Cœur qui œuvre en faveur des enfants autistes que le choix s’est porté.

La différence. Un mot qui fait peur. L’homme a peur de ce qu’il ne comprend pas ou ne connaît pas. Etre différent, c’est risquer la marginalisation voire l’exclusion dans notre société. Les regards que l’on porte sur des personnes victimes de discrimination, sous une forme ou une autre, amplifie leur souffrance et viennent sans cesse leur rappeler cette dissemblance. Accepter la différence demande une ouverture d’esprit et signifie le respect.

J’entendrai des regards que vous croirez muets.

Jean Racine

15 auteurs, 15 talents, 15 histoires très noires pour illustrer la différence. Saisissantes, originales, imprévisibles, touchantes ou insoutenables, la diversité de ces nouvelles crée au final un livre marquant. Une belle façon de découvrir de nouvelles plumes. L’occasion pour moi d’approfondir les coups de cœur que j’ai eu à la lecture de ces nouvelles !

Avec la participation de :

Laurence Biberfeld, Valéry Le Bonnec, Thierry Brun, Paul Colize, Patrick De Friberg, Bob Garcia, Sébastien Gendron, Maxime Gillio, Fabien Hérisson, Sophie Loubière, Gaëlle Perrin, Elena Piacentini, Hervé Sard, Nicolas Sker et Michel Vigneron.

LES AUTEURS DU NOIR FACE A LA DIFFERENCE

Editions JIGAL

204 pages

commentaires

THE HUNTER de Christelle Mercier

Publié le 28 Septembre 2012 par Carine Boulay

C’est à l’adolescence que Christelle Mercier se découvre une passion pour l’étude de la psychologie des tueurs en série, la médecine légale ou bien encore la police scientifique. Forte de cette révélation, elle s’en inspire aujourd’hui dans l’écriture de ses polars.

THE HUNTER de Christelle Mercier

Le corps de Amanda Canberra, 7 ans est retrouvé enterré dans les sous-bois de Fort Knox au Kentucky.

Brûlures de cigarette, lacérations au couteau, crâne rasé, strangulation et viol sont les stigmates que porte le corps de la fillette, disparue une semaine plus tôt.

C’est à Aaron Wilson, un flic chevronné, expérimenté et surtout réputé pour avoir solutionné des affaires non résolues, que l’enquête est confiée. Son instinct lui souffle que ce crime n’est pas un acte isolé, et il s’attend à devoir compter d’autres victimes dans les prochains jours.

Ce qu’il ne soupçonne pas encore, c’est que la prochaine victime sera sa propre fille, Sydney.

Il existe des hommes dépourvus de toute morale, d’humanité. Ce livre s’inspire de la face cachée de ces prédateurs.

Christelle Mercier a choisi de scinder son livre en deux parties. La première, « La mort » s’articule autour de la présentation des personnages et de l’enquête. On y découvre notamment « l’enfant », un gamin terrorisé qui assiste totalement impuissant à des actes d’une violence intolérable. J’ai été très sensible à ce personnage, qui au fur et à mesure prend le pas sur les autres. Une sensation sans doute due aux citations placées au début de certains chapitres, qui étaient pour moi comme un fil d’Ariane.

Concernant l’enquête il m’a manqué un petit quelque chose. Hormis la « livraison » d’une victime, l’enquête avance mais seulement par le biais de la police. Je regrette de ne pas avoir eu plus de pages en présence du tueur.

La seconde partie est exclusivement réservée au procès et s’intitule « La vérité ». La prise de connaissance des faits est brute de décoffrage, et particulièrement difficile. L’auteure n’y va pas par quatre chemins et nous évite les enjolivements superflus, qui n’y trouveraient d’ailleurs pas leur place. Christelle Mercier m’a fait vivre ce procès d’une manière éprouvante certes, mais j’ai été très réceptive à ses écrits et c’est exactement ce que j’attends à la lecture d’un roman !

Et quelle fin !!! … La porte ouverte à une éventuelle suite Christelle ?

L’inceste, la pédophilie ou bien encore la mort d’un enfant, autant de sujets compliqués à traiter. Christelle Mercier le fait, et le fait bien !

Née en 1975 à Orléans, Christelle Mercier travaille en tant que correspondante de presse pour un journal local et rédige également des articles pour des blogs. "L’obscur puzzle", Editions Le Manuscrit en 2006, "Les ténèbres d’Englewood", Editions Le Manuscrit en 2010, "Maman m’a tué", Editions Le Manuscrit en 2011, "Les Bas-fonds de l’Incube" (suite des Ténèbres d’Englewood) autoédition en 2011 et "The hunter", Editions Les 2 encres en 2012.

commentaires

L'ORIGINE DU SEXE de Laura Sadowski

Publié le 19 Septembre 2012 par Carine Boulay

Comme il se demandait quelle était l'essence même de la vie, il a créé une créature à partir de diverses parties de cadavres et lui a insufflé la vie : le mythe Frankenstein est né ...

L'ORIGINE DU SEXE de Laura Sadowski

Daphné Jenken, l'épouse de l'éminent professeur Cassan, chirurgien spécialiste des greffes d'organes, est retrouvée morte dans un hôtel miteux du 18ème arrondissement de Paris.

Sa soeur Diane, se sentant responsable de cette inexplicable disparition, s'adjoint les services de Roch Domérégo, un ex-flic devenu journaliste.

Mais que venait faire cette grande bourgeoise dans ce quartier, et surtout dans cette chambre crasseuse ?

C'est aux côtés de Malika Kétab, officier de police judiciaire, qu'ils vont tenter de découvrir qui était réellement Daphné.

Pour son second roman, Laura Sadowski a choisi de retravailler le mythe Frankenstein. Jusqu'où l'homme peut-il aller dans l'exploration scientifique ? Quelle est sa responsabilité en maintenant, en prolongeant ou en "ressuscitant" une personne condamnée ? Est-il un génie ou un démiurge égoïste ? Qui est le monstre : le créateur ou la créature ?

Et si par dessus le marché, cet homme était éperdument amoureux ? Jusqu'où ce talentueux chirurgien serait-il prêt à aller ? Car l'amour parfait existe ... le professeur Cassan l'affirme ...

J'ai voulu être un de ces dieux de l'Olympe, qui crée et métamorphose par amour.

Original est le premier adjectif qui me vient à l'esprit pour qualifier le livre, mais aussi son titre. Mais l'originalité suffit-elle pour générer un bon livre ? Evidemment non. Ca tombe bien puisque Laura Sadowski ne s'en contente pas. Imagination, écriture élégante et richesse du vocabulaire viennent parfaire le tableau.

Un début de lecture tout en finesse, où l'auteure nous délivre les informations avec parcimonie. De fil en aiguille le rythme s'intensifie pour cette intrigue singulière, jusqu'au terrifiant final.

Laura Sadowski a réussi à susciter en moi une attention toute particulière avec ce roman. Une belle "première fois" avec cette auteure que je ne saurai trop vous conseiller !

L'ORIGINE DU SEXE de Laura Sadowski

L'ORIGINE DU SEXE

LAURA SADOWSKI

Editions Odile Jacob

Thriller

332 pages

Blog de Laura Sadowski

Laura Sadowski est avocate. Elle est l'auteure de 4 romans : "L'affaire Clémence Lange" en 2008, "L'origine du sexe" en 2009, "La peur elle-même" en 2010 et "La géométrie du tueur" en 2011. Le tout publié aux éditions Odile Jacob.

commentaires

VENGEANCE SANS VISAGE de Fabrice Pichon

Publié le 15 Septembre 2012 par Carine Boulay

Insatiable quant à la lecture de nouveaux auteurs français, c’est avec son premier roman, VENGEANCE SANS VISAGE, que Fabrice Pichon m’invite à découvrir un peu la région de son enfance, mais pas que …

VENGEANCE SANS VISAGE de Fabrice Pichon

Besançon : le corps d’un homme crucifié sur la porte de la Citadelle vient d’être découvert, bientôt suivi par un second sur le fronton de la Porte Noire. Deux morts, deux architectes et certainement un seul assassin.

Epaulée par son équipe, la commissaire Nicole Desvignes n’a que trois jours pour boucler son enquête, l’une des plus complexes de toute sa carrière.

De surcroît, elle a bien du mal à accepter à ses côtés la présence de son nouvel adjoint, le commandant Alexandre Pulien. Celui-ci vient de lui être imposé pour suppléer le commandant Victor, avec qui elle travaillait depuis 15 ans.

Soupçonné de proxénétisme, le commandant Victor se serait suicidé après qu’une enquête de l’Inspection Générale ait brutalement stoppée sa carrière. Sa disparition dans les eaux tumultueuses du Doubs semblait donner raison aux conclusions de l’enquête. Son corps n’avait cependant jamais été retrouvé. Mais malgré des preuves bien réelles, la commissaire Nicole Desvignes n’avait jamais cru un seul mot du rapport de l’Inspection Générale. Puis c’est au tour de son fils, Stéphane de disparaître. Ayant effectué plusieurs stages dans la société des deux architectes retrouvés morts, il est soupçonné du double homicide.

Première constatation avant d’entamer ma lecture : le format. Une taille particulière qui se niche entre le livre de poche et le grand format. J’adore ! Ce qui me chagrine par contre, c’est le côté vieillot que m’inspire la couverture. Mais là n’est pas l’essentiel -me direz-vous- nous sommes bien d’accord, il n’empêche …

Fabrice Pichon, débute son roman par un prologue, dont il se dégage de prime abord une atmosphère particulière jusqu’à en devenir oppressante. Il a choisi l’inoubliable musique du film Midnight Express de Alan Parker pour accompagner cet homme, qui file à bord de sa Porsche 924. Cet homme, c’est Ghislain de Burry. Il est temps pour lui de prendre son train pour se libérer de cette prison dans laquelle on l’a enfermé. Je me suis laissée aller à relire ce prologue avec la musique en fond et force est de constater que le choix de ce morceau est on ne peut mieux approprié !

On entre dans le vif du sujet avec ce double meurtre, aux côtés de celle que son équipe surnomme « la patronne » Nicole Desvignes. Une femme libre, sans attache et sans contrainte. Une personnalité secrète dont il émane toutefois une puissance qui impose le respect.

Fabrice Pichon exploite très bien les différentes facettes de ses personnages, créant ainsi des suspects potentiels qui se succèdent les uns aux autres. Suspense et vengeance sont les maîtres mots de ce roman qui ne nous laisse aucun répit.

Un livre qui s’ouvre sur un prologue du tonnerre, une intrigue menée avec habileté, le tout couronné par une écriture impeccable : bref j’ai passé un très bon moment de lecture. Une première expérience menée à bien pour un auteur à suivre !

VENGEANCE SANS VISAGE de Fabrice Pichon

VENGEANCE SANS VISAGE

Fabrice Pichon

Editions du Citron Bleu

Série noire franc-comtoise

290 pages

Le site de Fabrice Pichon

Après des études de Droit qu'il abandonne au profit des paillettes de son emploi de "G. O." dans un Club de vacances à Cannes, Fabrice Pichon se range des nuits de folie en intégrant une société l'amena à faire ses premiers pas dans l'univers du polar avec « Vengeance sans visage », car ce qui n'a pas été aurait pu être. Le passé est un personnage à part entière de ses écrits, et la dualité des êtres qu'il affectionne doit être une réminiscence des comics ingurgités à haute dose. Aujourd'hui d'assurances. En 2000, il est lauréat d'un concours organisé par le journal « Le Bien Public » et les quotidiens de Bourgogne avec un premier thriller diffusé sous forme de feuilleton pendant six mois. Par la suite les idées s'entassent dans un coin de son esprit et la vie poursuit son cours.Chacun porte en lui ses propres déchirures, et quitter sa ville et ses racines à l'âge de douze ans fut certainement une de celles qui marqua Fabrice Pichon le plus profondément. Aujourd'hui Fabrice Pichon partage son temps entre Dijon et la Franche-Comté, où il a retrouvé ses racines.

commentaires

BACK UP de Paul Colize

Publié le 15 Septembre 2012 par Carine Boulay

BACK UP de Paul Colize

Après avoir rencontré l’homme cette année, au salon du livre à Paris, j’avais à cœur de découvrir l’auteur.

Plutôt adepte des thrillers, j’étais tombée de haut à la lecture de mon premier roman noir. Le second m’avait laissé une impression mitigée. L’adage « jamais deux sans trois » planant au dessus de ma tête, j’appréhendais pour être tout à fait honnête, cette nouvelle lecture.

Alors BACK UP de Paul Colize, est-il le livre que j’attendais, afin de me réconcilier avec le genre ?!

Mars 1967

Samedi 18 Mars, le lendemain d’un enregistrement, Larry Speed et son groupe font un break en s’offrant séparément quelques jours de vacances. De son vrai nom Larry Finch, il est le fondateur, le leader et le bassiste de pearl harbor, le groupe de rock qu’il a créé à Londres, trois ans auparavant.

À quelques jours d’intervalle seulement, les quatre membres du groupe sont retrouvés morts, dans des pays différents. Accidents ou suicides, telles sont les conclusions des différentes polices qui classent l’affaire. Mais les familles des victimes ne comptent pas en rester là. Elles font appel à un journaliste, Michael Stern, pour les aider à faire la lumière sur cette ténébreuse affaire.

Février 2010

Un piéton est renversé par un taxi, à proximité de la gare du Midi à Bruxelles. Plusieurs semaines après son admission à l’unité des soins intensifs, l’homme -a priori un SDF- reprend conscience. Mais il est victime d’un syndrome d’enfermement, plus connu sous l’appellation de locked-in syndrome. Il est capable de voir et d’entendre, mais le seul mouvement qu’il est capable d’accomplir est le clignement des paupières. Malgré des efforts fournis, la police ne peut l’identifier. Il sera donc enregistré sous le patronyme de x midi. Dominique, son kinésithérapeute, va tenter patiemment d’établir un contact avec lui. Il sent que son patient a vécu quelque chose de peu ordinaire.

AOÛT 1945

Le 6 Août 1945, ce jour là Little Boy* a tué près de cent mille personnes. C’est aussi le jour de la naissance d’un homme, qui se rappelle, qu’une dizaine d’années plus tard, il entendra prononcer pour la première fois le mot rock’n’roll. À partir de ce jour là, le rock est entré dans sa vie pour ne plus en sortir. Il rêvait de devenir le batteur de rock le plus doué, le plus ingénieux et le plus brillant de la planète.

À présent il faut que je me prépare, que je remonte le cours des évènements. J’expliquerai à Dieu le pourquoi de ces morts. Il comprendra que c’est le destin qui m’a envoyé dans cette cave à Berlin, en cette nuit d’apocalypse. Hiroshima. C’est là que tout a commencé. C’est de là qu’il faut que je reprenne le fil ...

Sexe, drogue et rock’n’roll … Paul Colize nous offre une incursion dans les années 60. Un roman a plusieurs voix, construit de manière très structurée et qu’il a façonné avec élégance et panache. Des chapitres qui s’entrecroisent, mêlant le récit de la vie d’un homme - dont nous ne connaîtrons le nom que vers la fin du livre- qui est en perpétuelle cavale. La naissance de sa passion pour le rock puis sa fuite sur Paris pour échapper au service militaire. Ses rencontres successives qui le mèneront de France vers l’Angleterre, l’Allemagne, la Suisse ou bien encore l’Autriche.

X Midi, cet inconnu, qui avec l’assistance de son kinésithérapeute, le radieux Dominique va établir un climat de confiance et se dévoiler peu à peu. Et enfin ce journaliste, qui va aller jusqu’au bout, pour connaître le fin mot de l‘histoire relatif aux morts étranges du groupe Pearl Harbor.

Paul Colize réalise avec BACK UP un fabuleux roman d’ambiance qui se déguste page après page. Loin d’être rassasiée, c’est avec appétit que je savourerai un prochain roman de la même trempe !

Une couverture originale et de toute beauté … bref un livre magnifique à l’intérieur comme à l’extérieur. Un indispensable à avoir dans sa bibliothèque !

______________________________________________________________________________________________

* Little Boy (petit garçon en français) est le nom de code de la bombe qui fut larguée sur Hiroshima au Japon.

BACK UP de Paul Colize

BACK UP

Paul Colize

La manufacture de livres

Roman noir

426 pages

Paul Colize, est né en 1953. Il est marié et père de trois enfants. Il vit actuellement à Waterloo où il est consultant en management et organisation. Le choix de s’exprimer à travers le polar n’est pas anodin. Il remonte dans un premier temps, à sa grand-mère qui engloutissait les polars. Aujourd’hui, c’est pour lui la littérature interactive par excellence. Il est l’auteur de : « Les sanglots longs » Seff éditions en 2000, « Le seizième passager » Seff éditions en 2002, « Clairs obscurs » Seff éditions en 2003, « Quatre valets et une dame» Seff éditions en 2005, « Sun tower » MMS éditions en 2007, « La troisième vague » éditions Kraoken en 2009, « Le baiser de l’ombre » éditions Kraoken en 2010, « Le valet de cœur » éditions Kraoken en 2010 (réédition de Quatre valets et une dame ) et « Back Up » La manufacture de livres en 2012.

commentaires

5150, RUE DES ORMES de Patrick Senécal

Publié le 15 Septembre 2012 par Carine Boulay

Après avoir été quelque peu ébranlée, mais complètement fascinée par la lecture de HELL.COM, je poursuis ma découverte de l’univers de Patrick Senécal avec un deuxième titre : 5150, RUE DES ORMES.

5150, RUE DES ORMES de Patrick Senécal

En cette belle journée d’été, c’est une aubaine de pouvoir visiter la ville de Montcharles à vélo, où Yannick Bérubé, étudiant en littérature, vient de s’installer. Une ballade qui va tourner court. En voulant éviter un chat -noir, bien évidemment- il donne un furieux coup de guidon et finit en vol plané. Rien de bien méchant, à peine quelques éraflures, mais son vélo a eu beaucoup moins de chance que lui. Il sollicite l’aide d’un riverain, Jacques Beaulieu, afin d’appeler un taxi. Mais dans la maison, Yannick voit quelque chose qu’il n’aurait pas dû voir.

Il se retrouve alors séquestré, chez une famille pour le moins étrange. Jacques Beaulieu, le père, féru d’échecs, est un psychopathe qui se prend pour un justicier ; Maud, la mère, totalement soumise est obnubilée par la religion ; Michelle, l’adolescente, est une véritable prédatrice et la petite dernière, Anne, ressemble à un zombie avec des yeux qui ne reflètent rien qu’un gouffre noir et total.

Pour Yannick Bérubé, une seule obsession le hante, s’enfuir coûte que coûte !

Mais Jacques Beaulieu lui fait une promesse, celle de le libérer s’il gagne une partie d’échecs contre lui, qui n’en a jamais perdu une seule …

Ce qui commence par un banal accident devient rapidement une situation surréaliste, absurde et démente. Pour passer le temps, Yannick Bérubé, nous raconte son histoire, à travers un journal.

L’écriture étant la seule chose qu’il peut encore contrôler, il couche sur le papier ses émotions, ses peurs, ses interrogations et ses espoirs.

A défaut de pouvoir semer la destruction autour de moi, je crache ma rage et mon mépris sur ce papier que je déchire avec mon crayon haineux, sur cette feuille misérable qui me sert de catharsis.

5150, RUE DES ORMES est un huis clos infernal où Patrick Senécal fait la part belle à la psychologie des personnages. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est du grand art ! Principalement avec le père. Après avoir eu une révélation, il se prend pour un justicier des temps modernes. Un homme, soi disant guidé par la justice, et dont chacun de ses gestes est justifié par cette « belle » valeur.

Un roman cauchemardesque et macabre, mené de main de maître par un auteur remarquable. A découvrir de toute urgence !

5150, RUE DES ORMES de Patrick Senécal

5150, RUE DES ORMES

Patrick Senécal

Editions ALIRE

Thriller d’horreur

367 pages

http://www.patricksenecal.net/

Patrick Senécal est né à Drummondville en 1967. Bachelier en études françaises de l’Université de Montréal, il a enseigné pendant plusieurs années la littérature et le cinéma au cégep de Drummondville. Passionné par toutes les formes artistiques mettant en œuvre le suspense, le fantastique et la terreur, il publie en 1994 un premier roman d’horreur « 5150, rue des Ormes », où tension et émotions fortes sont à l’honneur. Son troisième roman « Sur le seuil » un suspense fantastique publié en 1998, a été acclamé de façon unanime par la critique. Après, « Aliss » en 2000, une relecture extrêmement originale et grinçante du chef-d’œuvre de Lewis Carroll, « Les sept jours du talion » en 2002, « Oniria » en 2004, « Le vide » en 2007 et « Hell.com » en 2009 ont conquis le grand public dès leur sortie des presses. « Sur le seuil » et « 5150, rue des Ormes » ont été portés au grand écran par Eric Tessier 2003 et 2009, et c’est Podz qui a réalisé « Les sept jours du talion » en 2010. Trois autres romans sont actuellement en développement tant au Québec qu’à l’étranger.

Bande-annonce du film réalisé par Eric Tessier en 2009

commentaires

CANYON CREEK d'Alexis Aubenque

Publié le 15 Septembre 2012 par Carine Boulay

Ma première rencontre littéraire avec Alexis Aubenque, fut celle de la trilogie River Falls. Le premier tome m’a tellement séduit, que j’ai acheté les deux suivants les yeux fermés. Et clairement, j’ai bien fait ! Avec la sortie de CANYON CREEK, c’est donc sans hésitation aucune, que j’aborde la lecture de ce thriller inédit …

CANYON CREEK d'Alexis Aubenque

Les Royal Gorges, le long canyon qui s’étire sur plusieurs kilomètres d’est en ouest de Canyon Creek, est le théâtre d’un crime odieux. Une jeune latino-américaine vient d’être balancée du haut de la falaise. C’est le quatrième meurtre en seulement deux ans.

Rien ne relie ce meurtre à celui des autres jeunes filles retrouvées ces derniers mois. Mais rien n’indique le contraire. Là où le chef de la police locale, ne voit qu’une simple coïncidence, la sergente Suzie McNeill affirme qu’il s’agit d’un tueur en série.

Le chef de la police -son père- se refuse à appeler le FBI pour tirer la situation au clair. C’est donc aux côtés du lieutenant Jack Spencer, qu’elle va tenter de prouver ses allégations, et même s’il lui faut pour ça, contourner le protocole.

Simultanément, Dale Turner, un homme au passé mystérieux, vient de sortir du coma et se retrouve amnésique après avoir chuté le long d’une ravine un mois plus tôt. C’est avec l’aide de sa psychologue, Karen Meadow qu’il va tenter de se souvenir …

Le bien, le mal, juste une question de point de vue … Rares sont ceux qui reconnaissent faire le mal, pourtant tout le monde est persuadé d’être entouré d’ordures.

J’étais, je l’avoue, impatiente de replonger avec Alexis Aubenque.

Le choix du décor -tout comme sa trilogie River Falls- se situe aux Etats-Unis. Nous posons nos valises, pour quelques trop courtes heures, à Canyon Creek, petite ville soi disant tranquille de l’Ouest américain. J’ai retrouvé « la patte » d'Alexis Aubenque sans aucune difficulté. La fluidité de son écriture, à laquelle j’avais goûtée à la lecture de sa trilogie River Falls, est réapparue dans CANYON CREEK pour mon plus grand bonheur.

Elle est d’ailleurs renforcée par le choix qu’a fait l’auteur d’alterner les chapitres. Avec d’une part, le récit de Dale à la recherche de son ancien « lui », et d’autre part la progression de l’affaire menée par la sergente Suzie McNeill.

La construction très méthodique du roman, la manière dont il brosse le portrait de ses personnages, ainsi que la qualité de l’intrigue, autant d’éléments qui font que je me suis tout bonnement régalée !

J’en profite pour vous signaler que CANYON CREEK est paru directement en poche, aux éditions Toucan NOIR. Je raffole du soin apporté à leurs livres avec notamment des couvertures de toute beauté.

Et je terminerai en ayant une petite pensée pour Sandrine, qui m’a fait parvenir mon exemplaire de CANYON CREEK … un immense merci !

CANYON CREEK d'Alexis Aubenque

CANYON CREEK

Alexis Aubenque

Editions du Toucan

Thriller

553 pages

Alexis Aubenque 41 ans, est originaire de Montpellier. Après des études de sciences économiques, il avait le choix entre être banquier ou essayer de vivre de sa passion. Il n’a pas longtemps hésité et il monte à Paris en 1999 avec des manuscrits sous le bras. Dix ans plus tard, il revenait dans son sud natal et se consacrait exclusivement à l’écriture. Il a inauguré en 2002 un cycle romanesque de science-fiction avec « La chute des mondes », space opera se déroulant au XXVIIe siècle dans une fédération galactique regroupant 250 mondes habités. En 2006, il débute un cycle reprenant les thèmes majeurs de « La chute des mondes » intitulé « L'Empire des étoiles », à savoir la réapparition d'un société féodale dans un univers futuriste où l'humanité a depuis longtemps quitté la Terre pour s'installer sur de nouvelles planètes.Il démarre dans le thriller en 2008 avec « 7 jours à River Falls », le premier tome d’une trilogie centrée sur le shérif Mike Logan et sa compagne Jessica Hurley, profileuse au FBI. Suivra « Un automne à River Falls » qui recevra le prix du polar de Cognac en 2009, « Un noël à River Falls » en 2010, « Charité bien ordonnée » en 2011 et « Canyon Creek » en 2012.

commentaires

DE FIEVRE ET DE SANG de Sire Cédric

Publié le 15 Septembre 2012 par Carine Boulay

Le fantastique … un univers que j’avais décrété ne pas être ma tasse de thé. C’était sans compter la révélation que j’ai eu lors de ma lecture L'ENFANT DES CIMETIERES de Sire Cédric. Ce merveilleux « choc » a suscité mon envie d’approfondir l’auteur et ses écrits, pour consolider ma première sensation.

DE FIEVRE ET DE SANG de Sire Cédric

Eloïse Lombard, une jeune fille de 16 ans, est sauvée in extremis des griffes des frères Salaville. En les abattant, le commandant Vauvert et Eva Svärta, mettent un terme définitif aux agissements des deux frères, baptisés « les vampires de la montagne noire ».

C’est en suivant un délire mystique, qu’ils ont ainsi tué une vingtaine de femmes. Saignées comme de vulgaires cochons, la peau du visage arrachée, ils ont agi en toute impunité et cela sur une année entière.

Mais un an plus tard, les meurtres reprennent avec le même mode opératoire. Imitateur ?! Impossible, car certains détails des scènes de crime n’ont pas été divulgués.

C’est ensemble, que le commandant Vauvert et Eva Svärta, policière albinos dotée d’un sixième sens reprennent la traque.

Pour cette seconde lecture, je retrouve avec plaisir le commandant Vauvert, colosse à la gueule abîmée, avec une sensibilité camouflée derrière une dureté manifeste.

Mais surtout je découvre Eva Svärta, l’héroïne de ce roman. Un physique atypique et une femme chargée d’un lourd secret remontant à son enfance. Une profileuse redoutable. Sa spécialité : tout ce qui touche de près ou de loin aux sectes, et tout particulièrement aux affaires baignant dans l’occulte.

Du sang, des loups qui jaillissent des miroirs, des inscriptions ésotériques et des légendes, voilà les composantes de cet ouvrage. L’intensité des premières pages avec un furieux massacre, nous donne le ton de ce que sera le livre. Un début sous forme de sprint qui perdurera sans aucune faiblesse jusqu’à l’achèvement de cette saisissante histoire.

Entre thriller, fantastique et horreur Sire Cédric réussit une nouvelle fois à me captiver. Je suis totalement séduite et pourtant ça n’était pas gagné d’avance. J’en reprendrai bien une nouvelle tasse et vous ?

DE FIEVRE ET DE SANG de Sire Cédric

DE FIEVRE ET DE SANG

Sire Cédric

Editions Pocket

Thriller

583 pages

http://www.sire-cedric.com/

Sire Cédric est né le 24 Octobre 1974. Cet écrivain français de thrillers vit et écrit à Toulouse, dans le Sud de la France. Son premier roman «Angemort» a reçu le prix Merlin 2007, il sera suivi par « L’enfant des cimetières » pour lequel il reçoit le prix Masterton, puis « De fièvre et de sang » pour lequel il reçoit le prix Polar au festival de Cognac et le prix Ciné Cinéma Frisson 2011. Son dernier roman « Le jeu de l’ombre » est publié aux éditions Le Pré aux Clercs et sortira en format poche en Septembre 2012.

commentaires
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 > >>