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Le noir émoi ...

Passionnée de littérature noire, retrouvez les chroniques des livres que j'ai aimés un peu, passionnément voire à la folie. Bienvenue au coeur de mes noirs émois ...

ROAD TRIPES de Sébastien Gendron

Publié le 1 Juin 2013 par Carine Boulay

« Un polar délirant signé Sébastien Gendron, dans la lignée de Donald Westlake, Joe R. Lansdale et Tim Dorsey. » Voilà ce que promet la quatrième de couverture. Un polar délirant j’y aspire grandement, quant aux noms accolés je n’en connais aucun. Je ne peux donc présumer de ce qui m’attend, et c’est peut-être mieux ainsi. Les quelques lectures réalisées dans la même veine ne m’ont apporté jusqu’à maintenant que peu de satisfaction. Je compte aujourd’hui sur ROAD TRIPES pour combler mes espoirs déçus …

ROAD TRIPES de Sébastien Gendron

Musicien raté, piètre époux et père, Vincent est mis à la porte du domicile conjugal par sa femme. Ce qui était urgent du temps de son couple, devient vital aujourd’hui : trouver un emploi. Tour à tour pianiste, puis dentiste, puis dentiste avorté et pianiste perdu, Vincent se fait embaucher dans une société qui propose des contrats de distribution de prospectus.

En pleine dépression, sa route va croiser celle de Carell. Carell, un crétin paumé au visage hideux, à la dentition crevassée et au crâne saturé de flotte. Prendre sa vie en main et faire des choix, Vincent en a toujours été incapable. Carell lui, ne réfléchit pas, il avance.

C’est dans son sillage que Vincent se laisse entraîner, au gré d’un périple granguignolesque à travers la France, plutôt que de rester à pleurnicher sur son triste sort. De départementales en départementales, nos deux cow-boys solitaires vont rouler au hasard, enchaînant les « conneries » sur 4000 kilomètres de faux désert.

Je découvrais un monde, celui de la route, où tout devenait possible. On prenait le volant et tout pouvait commencer. J’étais en train de comprendre ce grand sentiment de liberté qui suintait des road movies américains. Carell et moi on était Peter Fonda, Dennis Hopper, James Taylor, Warren Oates, Robert Blake, Barry Newman : les aigles du bitume, les seigneurs de la ligne discontinue, les princes du pot d’échappement.

P101

Conçu comme un road-movie, ROAD TRIPES nous embarque dans un insensé voyage, aux côtés de deux crétins sociopathes. Une équipée délirante et bourrée d’humour qui rend nos deux anti-héros irrésistibles.

De situations surréalistes en péripéties imprévisibles, de dialogues savoureux en scènes désopilantes, Sébastien Gendron nous offre une réjouissante et décapante virée.

L’auteur manie l’humour noir avec audace et cynisme, mais avec infiniment d’intelligence évitant ainsi l’écueil de la vulgarité.

Une injection de bonne humeur au résultat instantané. Sébastien Gendron, un auteur qui fait du bien !

« J’adore les cons magnifiques … » Sébastien Gendron

ROAD TRIPES de Sébastien Gendron

ROAD TRIPES

Sébastien Gendron

282 pages

Éditions Albin Michel

Né en 1970 à Talence, Sébastien Gendron a passé sa jeunesse dans le Bordelais. Après une licence d'études cinématographiques, il se retrouve tour à tour livreur de pizzas, manœuvre ou encore télévendeur de listes de mariage, avant de devenir assistant-réalisateur puis réalisateur. À 33 ans, il publie son premier roman "La jeune fille et le cachalot" suivi d'un recueil de nouvelles et de quatre autres romans dont le numéro 266 de la collection du Poulpe : Mort à Venise (Éditions Baleine, 2010). Il vit aujourd'hui à Bordeaux.

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LA CONJURATION PRIMITIVE de Maxime Chattam

Publié le 26 Mai 2013 par Carine Boulay

Maxime Chattam, un auteur que je n’ai encore jamais chroniqué. Et pourtant ! Si, à ma décharge, Le noir émoi est relativement récent et qu’à ce jour je ne peux me targuer d’avoir lu tous ses livres, beaucoup sont néanmoins passés entre mes mains. Plusieurs m’ont laissé une trace, mais La trilogie du Mal elle, m’a laissé une empreinte indélébile. Celle de la naissance de mes premiers noirs émois. Dix ans après le premier volet de sa trilogie « L’Âme du mal », Maxime Chattam renoue avec le thriller et moi avec l’auteur par lequel tout a commencé …

LA CONJURATION PRIMITIVE de Maxime Chattam

Gendarmes à la Section de Recherches de Paris, Alexis, Ludivine et Segnon n’ont pas l’ombre d’une piste concernant l’épidémie de meurtres qui s’abat sur la France.

Trop de différences et peu de compatibilités entre les crimes laissent à penser que plusieurs tueurs sont à l’œuvre. Plusieurs assassins, mais un symbole unique comme signature. Un « e » précédé d’un astérisque. *e signe du Mal, symbole de haine, de violence, mais probablement pas que.

Totalement dépassée, la Section de Recherches de Paris sollicite l’aide de Richard Mikélis, un célèbre criminologue pour tenter de comprendre et d’endiguer ce flot de violence. Ce spécialiste de la violence, va traquer avec eux ces assassins sociopathes en devenant lui-même un prédateur de prédateurs.

Á parcourir tant de ténèbres, on finissait inexorablement par ouvrir la porte aux siennes, quelles qu’elles soient. Car nul être humain n’est totalement exempt de noirceur. Il ne peut y avoir de lumière sans obscurité. Tous les hommes du monde qui jouaient à disséquer l’âme des pires tueurs finissaient tôt ou tard par devoir affronter leurs propres zones d’ombre. Les criminologues, profilers, flics, mais aussi les psys, les romanciers, les médecins … C’était un voyage dont le coût se payait comptant.

P 304

Une affaire complexe et sensible, qui va rapidement se révéler d’une ampleur tentaculaire. Les meurtres se succèdent, les tueurs imposent un rythme, tandis qu’une pandémie de violence se propage jusqu’en Europe. Du jamais vu.

Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ?

LA CONJURATION PRIMITIVE de Maxime Chattam

Avec LA CONJURATION PRIMITIVE, Maxime Chattam revient à ses premiers amours, à savoir l’enquête criminelle.

Plutôt coutumière des démarrages rapides dans le genre, j’ai trouvé la mise en route relativement lente. Mais si Maxime Chattam prend le temps de placer successivement les jalons de l’intrigue, c’est pour mieux nous surprendre. En effet, un évènement imprévisible et brutal, relance entièrement les investigations.

Á mesure que progresse l’enquête, la tension monte. Les pièces du puzzle s’accumulent, puis s’emboîtent afin d’ériger un tableau terrifiant. Dément, inconcevable ! Nouvelle montée d’adrénaline, puis soulagement. Je suis assaillie par les émotions et je ne suis pas arrivée au terme de ma lecture. Et paf ! Une apparition. Mais c’est juste incroyable … Quel pied ! Un retour aux origines du Mal ébouriffant, où Maxime Chattam nous gratifie d’un clin d’œil épatant, lié à La trilogie du Mal.

Avec LA CONJURATION PRIMITIVE, Maxime Chattam nous a concocté un roman qui nous plonge dans les abîmes de la cruauté. Il nous livre un scénario complexe, doté d’un style très visuel qui intensifie l’impact de ce thriller. Un roman débordant d’adrénaline qui laisse le lecteur continuellement en alerte.

Des retrouvailles simplement étourdissantes !

LA CONJURATION PRIMITIVE de Maxime Chattam

LA CONJURATION PRIMITIVE

Maxime Chattam

459 pages

Éditions Albin Michel

Le blog de l'auteur

Maxime CHATTAM, de son vrai nom Maxime DROUOT, est né le 19 février 1976 à Herblay en région parisienne. Jeune garçon discret et solitaire, il se passionne pour le cinéma et les romans et auteurs de science-fiction tels Le seigneur des anneaux ou Stephen King. En outre, ses premiers écrits feront suite au visionnage du film Stand-by me, tiré d'une nouvelle de King. Au cours de son enfance, il fait de fréquents séjours aux États Unis : New York, Denver et surtout Portland en Oregon, qui deviendra le cadre de ses premiers thrillers (voir La trilogie du Mal). À 23 ans, il suit une année de formation en criminologie où il étudie notamment la psychiatrie criminelle, la police technique et scientifique, la médecine légale et assiste à des autopsies. Il fait alors plusieurs petits boulots et devient notamment libraire, ce qui lui permet d'être en contact du monde de l'édition et consacre son temps libre à l'écriture de son premier thriller. En octobre 2001, il achève L’Âme du mal qui sera publié chez Michel LAFON en 2003, début d'une série de romans policiers, ce qui lui permet aujourd'hui de vivre de sa plume.

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30 ANS D'ÉCRITS SUR LE POLAR 1982 - 2012 de Claude Mesplède

Publié le 22 Mai 2013 par Carine Boulay

Une seule certitude, le doute !

Regard pétillant et visage souriant, c'est avec ces quelques mots écrits à la craie que Claude Mesplède pose, avant de dérouler pour nous le premier volume de sa trilogie intitulée 30 ANS D'ÉCRITS SUR LE POLAR - 1982 / 2012 ...

© Les pictographistes

© Les pictographistes

Claude Mesplède, défenseur du genre et polardeux au grand cœur … le Robin des bois de la littérature noire ?!

Tour à tour, baptisé "le grand manitou", "la mémoire vivante du polar" ou bien encore "le pape du polar" etc …, Claude Mesplède possède plusieurs cordes à son arc.

Critique et conférencier de littérature policière, spécialiste du roman noir américain, auteur du Dictionnaire des littératures policières mais également de dizaines d’articles, chroniqueur pigiste, conseiller littéraire du festival du polar de Saint-Quentin en Yvelines, membre permanent de plusieurs jurys littéraires, formateur pour bibliothécaires, directeur de collection, conseiller éditorial, Président de l’association « Toulouse Polars du sud », ou bien encore créateur sur Internet du site Europolar, Claude Mesplède possède un curriculum vitae tout simplement ... phénoménal !

30 ANS D'ÉCRITS SUR LE POLAR 1982 - 2012 de Claude Mesplède

De la lecture qui l'a précipité dans le lit du roman noir au premier livre qu'il a publié, en passant par la dénonciation des préjugés à l'encontre du genre, Claude Mesplède se raconte et nous transmets son amour du polar ainsi que son combat pour inciter à la lecture.

A travers les débuts de la Série Noire, mais aussi via des portraits d'auteurs, des entretiens, et des chroniques, il vient compléter ce « recueil du polar » avec en sus la réédition -revue et corrigée par ses soins- de son roman LE CANTIQUE DES CANTINES, série "Le Poulpe" aux éditions Baleine.

Le mot de la fin est placé sous le signe de l'amitié d’une part, avec l’évocation par quelques polardeux de Claude Mesplède et de sa passion dévorante, mais également sous le signe de la fête, avec la chanson "Vive le polar" inspirée de "Vive le pinard" ... Tout un programme !

♫ Le polar c’est vraiment la classe
On le dévore, jamais on n’s’en lasse
Au roman noir, levons nos quarts
Vive le polar, vive le polar. ♪

P 372

Néophytes ou bien experts peu importe, 30 ANS D’ÉCRITS SUR LE POLAR est un ouvrage destiné à tous les passionnés de littérature noire ...

30 ANS D'ÉCRITS SUR LE POLAR 1982 - 2012 de Claude Mesplède

30 ANS D'ÉCRITS SUR LE POLAR

1982- 2012

Volume 1

Claude Mesplède

373 pages

Éditions Kraoken

Site officiel de Claude Mesplède

Toulousain, Claude Mesplède a effectué l’essentiel de sa carrière comme technicien de maintenance aéronautique à Air France, mais c’est pour ses écrits dans le domaine du polar qu’il est le plus connu. Depuis 1981, ce spécialiste du roman noir américain est critique littéraire, conférencier et auteur de nombreux articles et ouvrages de référence dont Voyage au bout de la Noire (1982), dictionnaire exhaustif consacré aux auteurs de la Série Noire de Gallimard. Véritable historien du polar, aux connaissances encyclopédiques, Claude Mesplède est un personnage-clé du monde la littérature policière. Depuis 2008, il préside l’association « Toulouse Polars du Sud » et est à l’origine du salon du polar international de Toulouse.

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LIGNES DE SANG de Gilles Caillot

Publié le 12 Mai 2013 par Carine Boulay

Après L’APPARENCE DE LA CHAIR, excellent thriller psychologique qui fût pour moi un coup de cœur l’année passée, j’étais impatiente de poursuivre avec Gilles Caillot.

Si LIGNES DE SANG s’ouvre sur une préface d’Aurélien Molas qui s’apparente à un plaidoyer en faveur du thriller, il met plus particulièrement l’accent sur la fascination qu’il a eu en découvrant un véritable écrivain ainsi qu’une voix nouvelle, en la personne de Gilles Caillot.

Comme le fait remarquer Aurélien Molas, le thriller n’a pas véritablement acquis ses lettres de noblesse auprès des défenseurs de la littérature noire.

Si, à mon humble avis, tous les auteurs du genre ne sont pas à mettre sur un pied d’égalité, il n’en reste pas moins que d’excellents auteurs s’inscrivent dans cette catégorie. Et, indubitablement, Gilles Caillot en fait partie.

LIGNES DE SANG de Gilles Caillot

Richard Granjon, écrivain à la dérive voit dans son prochain roman l’opportunité de relancer sa carrière. Exit les amourettes aseptisées, son nouvel ouvrage sera aux antipodes des précédents. Encouragé par son ami Max, il se lance dans l’écriture d’un polar.

Isolé dans une maison de campagne, l’inspiration qui lui faisait cruellement défaut ces derniers temps est immédiatement au rendez-vous. Mais la sérénité de sa retraite va être rapidement interrompue lorsqu’il va se retrouver à la merci d’un fou furieux.

Simultanément, les lieutenants Jacques Depierre et Marc Amarante du SRPJ de Lyon traque un tueur en série, qui sème sur sa route les cadavres de jeunes femmes littéralement martyrisées.

Ils plongeront définitivement dans l’antre de la folie, lorsque le tueur enlèvera leur coéquipière Camille Evalisa, faisant d’elle son « catalyseur à flics ».

Si le romancier à la dérive et le tueur en série désireux d’être une source d’inspiration sont plutôt de facture classique, la tension dramatique instillée par Gilles Caillot au cours de son roman nous met sur des charbons ardents sans discontinuer, provoquant un style étourdissant.

Côté enquête, l’auteur s’est inspiré de Second Life, un programme informatique existant réellement, qui permet à ses utilisateurs d’incarner des personnages virtuels dans un monde créé par les résidents eux-mêmes. Ce métavers (univers virtuel) est à la fois un jeu et un réseau social. Gilles Caillot s’est baladé dans les méandres du monde virtuel, afin d’y bâtir son intrigue et de faire de Second Life une représentation fictive de l’enfer. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il nous plonge dans l’horreur d’un « snuffroman ».

Il avait pris tout son temps, comme toujours. Explorant les frontières de la souffrance, s’en délectant. Augmentant de façon progressive la puissance de ses coups et les outrages qu’il lui faisait subir. Il l’avait sentie l’implorer. Cette lueur dans les yeux, il la connaissait parfaitement, maintenant. Et contrairement à ce qu’elle espérait, cela lui faisait l’effet inverse. Cette situation l’excitait. Il se sentait puissant. Il avait joué avec elle pendant plusieurs heures et procédé au cérémonial … Puis il l’avait littéralement massacrée. Il avait laissé s’exprimer la violence inouïe cachée au plus profond de lui. Elle avait été à la mesure de la jeune femme. À la hauteur de sa débauche. Ça avait été bon. Oui … Très bon.

P 228

Gilles Caillot nous livre un ouvrage à la mécanique bien huilée, où chacune des composantes indispensables au genre est présente. Du prologue saisissant pour accrocher le lecteur, au dénouement détonant afin de le surprendre, il échafaude un engrenage machiavélique page après page, qui vous mènera sans mesure aucune, aux confins du virtuel.

Avec LIGNES DE SANG, Gilles Caillot signe un thriller captivant et totalement grisant qui devrait combler les amateurs du genre.

A noter que LIGNES DE SANG a été sélectionné pour le prix Intramuros 2013 et le prix Sang pour Sang Polar.

LIGNES DE SANG de Gilles Caillot

LIGNES DE SANG

Gilles Caillot

Éditions du Toucan

Thriller

407 pages

Né en 1967 à Lyon, Gilles Caillot a toujours été un grand passionné de littérature fantastique et de romans noirs. Il a connu ses premiers émois littéraires en lisant des auteurs tels que Stephen King, Dan Simmons, Jean-Christophe Grangé et plus récemment Maxime Chattam et Franck Thilliez. Consultant dans les technologies de l'information, il a découvert une passion débordante : l'écriture. Il est entré dans le monde du polar, il y a 5 ans. Après un passage d’un peu plus de trois ans aux éditions du polar avec les sorties de « L’ange du mal » en 2007, « Réminiscence » en 2008 et « Lignes de sang » en 2009, ce sont les éditions du Toucan qui publieront « L’apparence de la chair » en 2011 et rééditeront « Lignes de sang » en 2012.

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PURGATOIRE DES INNOCENTS de Karine Giebel

Publié le 2 Mai 2013 par Carine Boulay

Rappelez-vous, c’était l’année dernière. MEURTRES POUR RÉDEMPTION de Karine Giebel provoquait chez moi une quantité infinie d’émotions. De ma courte « carrière » de lectrice, aucun livre ne m’avait marqué de la sorte. C’est donc avec voracité, mais un tantinet d’anxiété, que j’amorçais la lecture il y a quelques jours de son septième roman PURGATOIRE DES INNOCENTS …

PURGATOIRE DES INNOCENTS de Karine Giebel

Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère William, et deux autres complices nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux. Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave. Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra. Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.

Ou plutôt quelque chose est né ce jour-là …

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit …

Si la quatrième de couverture se décline à la première personne du singulier, ce ne sera toutefois pas le cas du roman. Un choix que je trouve cependant judicieux pour accrocher le futur lecteur. Si dans la forme, Karine Giebel utilise une narration dite traditionnelle, c’est toutefois un récit assez singulier qu’elle nous propose dans le fond.

L’homme est un loup pour l’homme.

Plaute

Karine Giebel utilise une source inépuisable d’inspiration : l’homme. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle excelle dans l’art d’explorer les tréfonds de l’âme humaine. Grâce à une palette infinie de sentiments, elle développe et nuance sa pensée afin de donner vie à ses personnages. Car l’auteure est orfèvre en la matière. Elle imagine, sculpte et cisèle des êtres de papier qui prennent vie sous nos yeux.

PURGATOIRE DES INNOCENTS est un huis clos effroyable, mené à un rythme d’enfer. Karine Giebel s’empare du lecteur et ne le lâche plus. Pas le temps de souffler, et ce sur presque 600 pages. Un suspense allant crescendo, jusqu’à un dénouement émotionnellement puissant.

Dans la même veine que MEURTRES POUR RÉDEMPTION, je vous prédis un déferlement d’émotions. Karine Giebel fait partie de ces auteurs qui me « mettent les poils ». Une lecture fascinante qui vous donnera assurément le vertige et vous laissera immanquablement une marque. Certainement celle d’une grande auteure.

Bienvenue dans l’antichambre des ténèbres …

« Il l’appelle … En silence, mais de toutes ses forces. Il se focalise sur elle, jusqu’à ce qu’elle prenne le dessus sur tout le reste. Jusqu’à ce qu’elle envahisse chaque atome de son corps. Elle, la haine … Haine de cette société, des lois humaines, de l’obéissance. Haine de la soumission, de la servilité. Haine du troupeau. Il vaut mieux être dans le bon camp. Celui des bourreaux, pas celui des victimes. Donner les ordres, ne jamais les recevoir. Rester un prédateur, ne pas devenir une proie. Choisir, toujours. Rendre les coups sans aucune pitié. La haine … Sa colonne vertébrale, sa force, le levier de sa puissance. Plus efficace que n’importe quel flingue. Il faut éviter de la diluer dans les sentiments. Pure elle doit couler dans ses veines, saturer son cerveau. Abolir le doute, le désespoir, la peur. Froide, elle doit contracter ses muscles. Impitoyable, elle doit frapper sans hésiter. »

PURGATOIRE DES INNOCENTS de Karine Giebel
PURGATOIRE DES INNOCENTS

Editions Fleuve Noir

Roman noir

594 pages

Site de Karine Giebel

Karine Giebel est née en 1971 dans le Var, où elle vit toujours. Après ses études de droit, elle écrit son premier roman : « Terminus Elicius » avec lequel elle reçoit le prix Marseillais du Polar en 2005. Ce premier succès est suivi des « Morsures de l’ombre », qui ne recevra pas moins de trois prix. « Chiens de sang » en 2008, « Jusqu’à ce que la mort nous unisse » en 2009 qui recevra le prix des Lecteurs au Festival Polar de Cognac et « Juste une ombre » qui reçoit deux prix : le Prix Marseillais du Polar et le Prix du polar francophone à Cognac en 2012.

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Coups de coeur

Publié le 27 Avril 2013 par Carine Boulay

Mes coups de coeur 2013

Mes coups de coeur 2012

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UN LONG MOMENT DE SILENCE de Paul Colize

Publié le 25 Avril 2013 par Carine Boulay

Ah, Back Up … ce fabuleux roman que j’ai dégusté page après page. À dire vrai, on peut parler d’initiation mais également de révélation en matière de romans noirs. Loin d’être repue, après ce qui fût pour moi un coup de cœur l’année passée, je brûlais d’impatience de savourer un prochain roman de la même trempe. J’étais bien loin d’imaginer ce que me réservait Paul Colize avec UN LONG MOMENT DE SILENCE …

UN LONG MOMENT DE SILENCE de Paul Colize

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1920

WLADYSLAW OUVRE SA PHARMACIE À LWHÓW.

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1948

TROIS JEUNES ITALIENS ATTENDENT LA SORTIE DES ÉLÈVES DU BROOKLYN COLLEGE DEVANT LEUR COUPÉ HUDSON ROUGE.

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1952

UN HOMME POURSUIT UNE FILLETTE SUR LE PARKING ENNEIGÉ DE L’AÉROPORT DE STUGGART.

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1989

UNE FEMME ABORDE TROP VITE UNE COURBE SUR LE RING DE BRUXELLES.

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2012

STANISLAS DÉSHABILLE UNE FEMME QU’IL CONNAÎT À PEINE.

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Une quatrième de couverture énigmatique … allez, je vous en dis un peu plus, mais juste ce qu’il faut, pour laisser la part de mystère qui entoure UN LONG MOMENT DE SILENCE …

UN LONG MOMENT DE SILENCE de Paul Colize

Le Caire, 1954.

Vingt et un morts et une trentaine de blessés, voilà le lourd bilan humain après l’attaque sanglante ayant eu lieu à l’aéroport. L’enquête de « La tuerie du Caire », menée conjointement par les polices égyptienne, néerlandaise, anglaise, française et américaine sera abandonnée en mars 1961 faute d’indice.

UN LONG MOMENT DE SILENCE de Paul Colize

Paris, 2012

Après vingt ans de recherches, Stanislas Kervyn, présente au public sa première œuvre « La victime oubliée ». Fils d’une des victimes, il rend hommage à son père à travers ce document consacré à la tuerie du Caire. Mais après l’émission, un témoignage inattendu va tout remettre en question. Un vieil homme prétend qu’il faisait partie du commando qui est intervenu ce jour-là.

UN LONG MOMENT DE SILENCE de Paul Colize

New-York, 1948.

À quelques jours de son dix-huitième anniversaire, Nathan Katz débarque à Brooklyn. Quelques mois après son arrivée, il rejoint une organisation baptisée « Le chat ». Tous les membres de cette organisation sont juifs et ont perdu une partie de leur famille dans les camps. D’abord chargé de mener des enquêtes sur certains criminels de guerre nazis afin de préparer un dossier à charge contre eux, il reçoit rapidement son premier ordre de mission sur le terrain. Il va alors traquer les responsables et les complices de la mort de leurs frères, pour les confronter à leurs crimes mais également pour les leur faire payer.

À l'œuvre, on connaît l'artisan.

Jean de La Fontaine

Un artisan, voilà comment je qualifierai Paul Colize. Plus exactement « un artisan du verbe ». À travers une construction habile et méticuleuse « à la sauce Colize », l’auteur façonne et associe les mots afin de créer un roman d’une impressionnante richesse.

L’auteur s’attache à retracer l’histoire vraie de cette mystérieuse organisation clandestine « The Owl » -la chouette- rebaptisée pour l’occasion « Le chat ». Ce récit à mi-chemin entre le roman noir et le roman historique, s’étale de 1920 à nos jours et combine les destinées de personnages réels et imaginaires. Il se déploie notamment à travers deux histoires. Celle de Stanislas Kervyn, détestable homme d’affaires, égocentrique et obsédé sexuel, en guerre contre l’humanité. Le voilà de nouveau au point de départ, lui qui avait décidé de mettre un point final à cette quête obsessionnelle afin de recommencer à vivre. Celle de Nathan Katz, émigré juif, étudiant à la vive intelligence qui deviendra sous nos yeux « l’homme qui tue les rats en les regardant dans les yeux », un vengeur assouvissant la rage qu’il a dans le cœur en réalisant son devoir.

Ce roman regorge de qualités se mêlant admirablement les unes aux autres. Une intrigue complexe, des personnages qui ont du corps, du suspense, des émotions, le tout porté par une plume alliant élégance, intelligence, précision, efficacité et sobriété … que demander de plus ?! Une fin déconcertante. Vous l’aurez aussi. Sous le choc des dernières lignes, il a fallu que je relise une seconde fois la fin, pour être certaine de bien avoir saisi. Une fin déconcertante mais plus encore, poignante.

Paul Colize nous fait une nouvelle fois la démonstration de son talent. 470 pages où rien n’est laissé au hasard, que ce soit dans le fond ou dans la forme. Du reste, pour une couverture qui dans un premier temps ne m’avait pas convaincue, je la redécouvre avec une émotion particulière.

Virtuose des mots porté par sa passion, Paul Colize nous offre un savoir-faire de grande qualité. Merci Paul, pour ce long moment de plaisir …

UN LONG MOMENT DE SILENCE de Paul Colize

UN LONG MOMENT DE SILENCE

Paul Colize

La manufacture des livres

470 pages

Paul Colize, est né en 1953. Il est marié et père de trois enfants. Il vit actuellement à Waterloo où il est consultant en management et organisation. Le choix de s’exprimer à travers le polar n’est pas anodin. Il remonte dans un premier temps, à sa grand-mère qui engloutissait les polars. Aujourd’hui, c’est pour lui la littérature interactive par excellence. Il est l’auteur de : « Les sanglots longs » Seff éditions en 2000, « Le seizième passager » Seff éditions en 2002, « Clairs obscurs » Seff éditions en 2003, « Quatre valets et une dame» Seff éditions en 2005, « Sun tower » MMS éditions en 2007, « La troisième vague » éditions Kraoken en 2009, « Le baiser de l’ombre » éditions Kraoken en 2010, « Le valet de cœur » éditions Kraoken en 2010 (réédition de Quatre valets et une dame .) « Back Up » en 2012, finaliste du prix Rossel 2012 : pour le première fois, un roman policier a figuré dans la sélection du "Goncourg" belge et « Un long moment de silence » en 2013, tous deux édités à La manufacture de livres.

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LE COMPLEXE DU PRISME de Fabrice Pichon

Publié le 17 Avril 2013 par Carine Boulay

C’est avec VENGEANCE SANS VISAGE, que je découvrais la plume de Fabrice Pichon. Une première expérience concluante, tant et si bien que je me faisais la promesse d’un autre rendez-vous avec l’auteur. C’est chose faite avec LE COMPLEXE DU PRISME.

LE COMPLEXE DU PRISME de Fabrice Pichon

Besançon - Commissariat Central de la Gare d’Eau.

Arrivant de Bergerac, la commissaire Marianne Bracq a tout juste le temps d’intégrer sa nouvelle équipe, qu’elle est appelée sur une scène de crime. Le corps éviscéré d’une clocharde vient d’être découvert. Pas de suspect, pas d’indice et pas de mobile. D’étranges marques sur le cadavre laissent supposer qu’il ne s’agit pas d’un simple crime crapuleux.

Déterminée, Marianne fera tout pour mener à bien ses investigations, même lorsque la commissaire se rendra compte qu’elle a un rapport, de près ou de loin avec ces meurtres.

Pour un homme seul, les choses perdent la moitié de leur intérêt. La famille a un prisme qui rend l’aspect de toutes choses plus satisfaisant.

Duranty, Malh. H. Gérard, 1860, p.146

Pas de prologue en musique cette fois-ci -cf VENGEANCE SANS VISAGE- et d’ailleurs pas de prologue du tout. Fabrice Pichon entre sans préambule dans le vif du sujet, moyennant un début de roman avec tout ce qu’il faut de mystérieux, d’inquiétant et de fatal.

Fabrice Pichon reprend les personnages secondaires de son premier roman et nous présente Marianne Bracq, qui succède à « la patronne » Nicole Desvignes. La nouvelle commissaire entame sa prise de fonctions par un baptême du feu, sur une affaire des plus sordides. Elle n’a en aucune façon le temps de découvrir sa nouvelle ville, ni même de se familiariser avec sa nouvelle équipe.

En effet, une ombre rôde dans la ville, un prédateur est à la recherche de sa proie. Les démons de son passé viennent de ressurgir et ce n’est que le début d’une quête préparée depuis de longs mois. L’assassin doit continuer à fixer ses règles du jeu. Il suffit pour ça de poser simplement les bonnes pièces sur l’échiquier. Seule la reine manque pour entamer la partie. La commissaire Marianne Bracq fera parfaitement l’affaire. La reine et sa liberté !

Les meurtres s’enchaînent, les coïncidences aussi. Marianne Bracq découvre qu’elle possède un pendentif identique à celui retrouvé sur le premier corps. Une amulette en forme de prisme, dont elle n’arrive pas à se rappeler la provenance et dont elle avait presque oublié l’existence. L’enquête va s’accélérer lorsqu’un évènement particulier, touchant de très près la commissaire se produit. Un retour aux sources s’impose car il lui faut des réponses.

Un assassin obligé de tuer pour se faire entendre d’une justice aveugle et sourde. Une commissaire semblant être le trait d’union entre le passé et le présent. Et au bout du compte, peut-être l’espoir d’être lavé des accusations qui lui collent à la peau depuis trois décennies maintenant. Tuer pour prouver son innocence, quel paradoxe et quelle ironie !

Besançon : Porte-Noire - Square CastanBesançon : Porte-Noire - Square Castan

Besançon : Porte-Noire - Square Castan

La forme, la silhouette, l’ombre, l’assassin, le prédateur, le fantôme, autant de noms pour désigner le ou la responsable des odieux crimes commis à Besançon. Fabrice Pichon joue avec nos nerfs –avec les miens en tout état de cause- et ne nous dévoile le sexe, puis le nom de ce mystérieux assassin, à la moitié du livre seulement !

L’auteur est parvenu à susciter, mais également à maintenir mon intérêt grâce à une intrigue habilement menée, composée de fausses pistes et de rebondissements. Et quel final ! Fabrice Pichon nous offre une fin totalement inattendue et sacrément culottée.

LE COMPLEXE DU PRISME est vous l’aurez compris une lecture réjouissante. J’ai le sentiment que l’auteur « s’est plus lâché » avec ce second roman. Mais j’ai l’intuition également que Fabrice Pichon ne nous a pas encore montré l’étendue de ses capacités. Fabrice Pichon, je vous attends de pied ferme avec votre troisième roman !

LE COMPLEXE DU PRISME de Fabrice Pichon

LE COMPLEXE DU PRISME

Fabrice Pichon

Éditions du citron bleu

262 pages

Site de l'auteur

Après des études de Droit qu'il abandonne au profit des paillettes de son emploi de "G. O." dans un Club de vacances à Cannes, Fabrice Pichon se range des nuits de folie en intégrant une société l'amena à faire ses premiers pas dans l'univers du polar avec « Vengeance sans visage », car ce qui n'a pas été aurait pu être. Le passé est un personnage à part entière de ses écrits, et la dualité des êtres qu'il affectionne doit être une réminiscence des comics ingurgités à haute dose. Aujourd'hui d'assurances. En 2000, il est lauréat d'un concours organisé par le journal « Le Bien Public » et les quotidiens de Bourgogne avec un premier thriller diffusé sous forme de feuilleton pendant six mois. Par la suite les idées s'entassent dans un coin de son esprit et la vie poursuit son cours.Chacun porte en lui ses propres déchirures, et quitter sa ville et ses racines à l'âge de douze ans fut certainement une de celles qui marqua Fabrice Pichon le plus profondément. Aujourd'hui Fabrice Pichon partage son temps entre Dijon et la Franche-Comté, où il a retrouvé ses racines. Il publie en 2012 Vengeance sans visage et en 2013 Le complexe du prisme, tous deux aux Éditions du Citron bleu.

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Pour les férus de Polar, mais pas que : Scopalto.com ...

Publié le 11 Avril 2013 par Carine Boulay

Parce que la culture doit rester une richesse accessible par tous, partout.

Scopalto. com est un lieu incontournable pour tous les lecteurs de revues d’art et de magazines culturels. Ce kiosque numérique dédié aux revues d'art et aux magazines culturels francophones existants sous format papier, permet aux internautes de découvrir des revues et d'avoir accès aux archives des périodiques en consultant leurs pfd (format de document numérique).

Près de 400 revues culturelles référencées (françaises, canadiennes, belges, suisses et luxembourgeoises) et pas moins de 36 univers répertoriés (Actualités, Bd, Culture, Cinéma, Art contemporain, Mode, Littérature, Science-fiction, Voyage ou bien encore Street Culture, etc ...) pour satisfaire les passions de tout un chacun.

L'univers qui m'intéresse plus particulièrement est, vous l'avez deviné, l'univers du Polar. Scopalto.com nous propose quatre revues consacrées à la littérature noire :

Pour les férus de Polar, mais pas que : Scopalto.com ...

ALIBI

Vous en aurez tous besoin un jour ...

ALIBI est un concept nouveau, la première revue « haut de gamme » en France entièrement dédiée au monde du polar & du noir.

Le magazine ALIBI raconte le monde à travers le prisme “polar”, avec des textes publiés en exclusivité, des interviews, portraits, reportages, et des chroniqueurs au cœur de l’actualité. Des rubriques diverses et inattendues traitent de cinéma, littérature, mode, musique ou gastronomie. Le graphisme et les photos tiennent une place primordiale au cœur du «magbook» avec un portfolio à chaque numéro.

Dans la forme, ALIBI est un magazine-livre, apportant un soin particulier aux images et illustrations.

Pour les férus de Polar, mais pas que : Scopalto.com ...

ALIBIS

Polar, noir & mystère ...

ALIBIS est la première revue québécoise entièrement consacrée à la littérature policière, au mystère, au noir et au thriller.

La revue Alibis publie des nouvelles policières, noires et de mystère et présente des entrevues originales avec des auteurs d'ici et d'ailleurs, mais aussi avec des acteurs de la scène du crime : enquêteurs, médecins légistes, spécialistes en sécurité, etc.

Pour les férus de Polar, mais pas que : Scopalto.com ...

La tête en noir

Promotion de la littérature policière ...

LA TÊTE EN NOIR s'est donné pour objectif de faire connaître au plus grand nombre l'exceptionnelle richesse de la littérature policière en proposant des critiques de romans, mais aussi des études, des interviews, des compte-rendu de festivals, des infos, etc .

Destiné à l'origine aux lecteurs non connaisseurs du genre, la revue La Tête en Noir a également conquis de très nombreux passionnés de littérature policière, tant en France qu'à l'étranger. Crédibilité oblige, la Tête en Noir s'est entourée de collaborateurs reconnus qui assurent à la revue un éclectisme apprécié par les abonnés.

Pour les férus de Polar, mais pas que : Scopalto.com ...

Revue 813

Les amis des littératures policières ...

813 est la première revue sur la littérature policière en langue française qui part à la rencontre de l’actualité du genre et à la découverte d’oeuvres méconnues à travers plus de 70 pages de chroniques régulières, reportages, interviews mais aussi de dossiers thématiques (Jean Meckert, le polar latino-américain, ou James Lee Burke, parmi les plus récents).

813, c’est aussi les meilleurs spécialistes du domaine qui font découvrir ou redécouvrir les multiples facettes du polar, de tous les genres, de tous les pays et de toutes les époques.

Plus qu’un kiosque, Scopalto.com est un outil de recherche et de veille sur-mesure

pour les internautes. Des revues culturelles à découvrir, à consulter et à télécharger en ligne. Le site accueille désormais des revues internationales consultables directement en ligne.

Scopalto.com, la « mémoire des revues cultuelles ».

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SANGLANTE SERA TA FIN de Laura Sadowski

Publié le 9 Avril 2013 par Carine Boulay

« Jamais deux sans trois … à très bientôt Laura ». C’est sur ces mots que j’achevais ma chronique de LA PEUR ELLE-MÊME. Ce thriller psychologique à l’étrange et inquiétante atmosphère succédait à L’ORIGINE DU SEXE, roman original et belle première fois avec Laura Sadowski. Ces deux premières lectures étaient annonciatrices d’une troisième, qui se concrétise avec SANGLANTE SERA TA FIN …

SANGLANTE SERA TA FIN de Laura Sadowski

Teddy Lamar, un jeune franco-américain est accusé d’avoir abattu trois personnes lors du braquage d’une banque au Texas.

Après avoir réussi à fuir les États-Unis, il vient se planquer à Paris puisque son père est français d’origine.

La police vient cependant de lui mettre la main dessus. Le procureur américain demande l’extradition de Teddy Lamar au Texas afin qu’il y soit jugé. Il risque la peine de mort.

Ta vie sera le prix du sang versé.

Un cadeau tombé du ciel, voilà comment Franck Farraud conçoit l’affaire que lui propose le procureur général du Parquet de Paris. Terminé de ramer avec les dossiers de la petite délinquance, l’affaire Teddy Lamar va être la première marche vers la réalisation de ses rêves : devenir un grand ténor du barreau.

Mais ce que cet avocat ambitieux ignore, c’est que le fugitif et lui-même sont en réalité le jouet d’une terrible machination. Piégé par un procureur qui le menace de le radier de l’Ordre s’il ne va pas défendre Teddy Lamar aux États-Unis, son existence est désormais liée au sort du prisonnier.

Au pied du mur, Franck Farraud n’a d’autre issue que d’accompagner Teddy Lamar dans son pays afin d’empêcher son exécution. C’est aux côtés de sa consœur Alicia Ortiz, qu’il va devoir défendre la vie de cet homme dans l’espoir de se sortir lui-même du guêpier dans lequel on l’a fourré.

Après la captivante découverte du genre par un auteur américain il y a maintenant quelques années, mais surtout devant l’enthousiasme résultant de cette lecture, la « récidive » était manifeste. Un thriller judiciaire, ça me faisait très envie qui plus est de Laura Sadowski, que j’avais déjà pu apprécier à deux reprises.

Dans son roman SANGLANTE SERA TA FIN, Laura Sadowski établit au préalable son intrigue en France, avant de nous entraîner vers les États-Unis. La particularité de ce thriller judiciaire qui nous entraîne sur le sol américain, nous permet de ce fait de découvrir deux systèmes judiciaires différents. Avocate de profession, Laura Sadowski allie donc ses connaissances du domaine juridique à son habileté d’écrivain.

Inspirée de faits réels, l’histoire de Teddy Lamar est foncièrement cohérente, ce qui n’empêche nullement les rebondissements. Une écriture fluide, un rythme vif et des personnages consistants viennent compléter une intrigue intelligemment menée.

Avec trois lectures à mon actif, c’est un sans-faute que réalise cette auteure en ce qui me concerne. L’originalité et la diversification dont fait preuve Laura Sadowski à chacun de ses ouvrages me font retrouver sa plume avec bonheur.

SANGLANTE SERA TA FIN est un roman enthousiasmant dont le dénouement laisse entrevoir une suite, que je lirai c’est certain.

A noter que Laura Sadowski a sorti directement SANGLANTE SERA TA FIN en poche et en numérique afin que son roman soit à la portée du plus grand nombre par les formats et le prix.

SANGLANTE SERA TA FIN de Laura Sadowski

SANGLANTE SERA TA FIN

Laura Sadowski

Thriller judiciaire

324 pages

Blog de Laura Sadowski

Laura Sadowski est avocate. Elle est l'auteure de 5 romans. Les 4 premiers sont publiés aux éditions Odile Jacob : "L'affaire Clémence Lange" en 2008, "L'origine du sexe" en 2009, "La peur elle-même" en 2010 et "La géométrie du tueur" en 2011. Le 5ème roman "Sanglante sera ta fin" est édité directement en poche et en numérique.

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