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Le noir émoi ...

Passionnée de littérature noire, retrouvez les chroniques des livres que j'ai aimés un peu, passionnément voire à la folie. Bienvenue au coeur de mes noirs émois ...

Interview d'Yvan du blog EmOtions

Publié le 25 Novembre 2013 par Carine Boulay in Interviews

Interview d'Yvan du blog EmOtions

Simplement partager une émotion et donner l’envie d’aller croiser les auteurs, artistes et leurs œuvres ...

Yvan

Voilà le leitmotiv d'Yvan, créateur du blog EmOtions. Tour à tour intervieweur ou chroniqueur, il nous ravit toutes les semaines en nous parlant littérature ou musique. Je vous propose donc de découvrir ce Lucky Luke de la chronique à travers quelques questions que mes amis blogeurs et moi-même lui avons concoctées.

Avec la participation de :

 

Nathalie du blog "Sous les pavés ... la page"

La petite souris du blog "Passion polar"

Bellette du blog "The cannibal lecteur"

Pierre du blog "Black novel"

Karine du blog "Livrenvie - Black cat's Blog"

et moi-même, Carine du blog "Le noir émoi"

 

Yvan, action !

Interview d'Yvan du blog EmOtions

Quoi ? Comment ? Moi l’intervieweur, me faire interviewer ? Que voilà un pervers complot fomenté, sans prévenir. Je vais tenter de relever le défi sans coup férir ...

Voilà pour la rime à deux balles, on va pouvoir commencer …

Nathalie : J'ouvre le bal par un honteux plagiat ;-) Peux-tu te définir en trois mots, juste trois ?

Manger, boire, dormir ? Sincère. J’ose affirmer que je suis quelqu’un pour qui la sincérité est une norme, voire même une valeur. Passionné. Logique non ? Je suis passionné de musique et de littérature et je partage mes passions à travers mon blog en tentant de faire passer mes émotions. Gentil. Oui je revendique haut et fort ce mot trop souvent galvaudé. Je le revendique à tel point qu’avec certains contacts Facebook et certains romanciers on s’est dit qu’on allait créer la Ligue Des Gentils (LDG) ;-). Attention les critères d’entrée seront drastiques.

 

La petite souris : Pour fréquenter fidèlement ton blog, tu fais la part belle aux thrillers. Par contre tu ne lis et ne chroniques que peu de livres que l'on pourrait véritablement classer comme "roman noir". Est-ce un genre qui t'attire moins, pourquoi ?

Non, non et non : ne commence pas à essayer de me coller dans une case, petit mulot ;-). Je n’aime pas les étiquettes autocollantes, encore moins quand elles sont collées sur une boîte fermée à double tour (je dois être un peu claustrophobe). Comme dirait un certain Johnny H., je viens de là, je viens du thriller. Tu n’as donc pas tout à fait tort. J’ai en effet une prédilection pour les thrillers psychologiques (tant qu’à parler de boîtes, autant faire dans le genre « poupées gigognes » et citer ce sous-genre). Mais ne fais pas ton Jivaro réducteur de tête : le roman noir, sous toutes ses formes m’attire (encore davantage, depuis que j’ai la chance de lire de sacrés bons blogs sur le sujet). Pour moi, un thriller est un roman noir, un roman de SF postapocalyptique est un roman noir, un polar sous toutes ses formes possibles est un roman noir… J’ouvre mes écoutilles sans trop me poser de questions sur la teneur de la chose. Par exemple, je suis tombé en extase cette année devant les deux derniers romans de Paul Colize, voilà les parfaits exemples de romans qui s’affranchissent des frontières des genres. Propose-moi un roman qui concilie profondeur psychologique des personnages, construction originale, rythme soutenu et une plume affirmée et tu gagneras le jackpot avec moi.

 

Karine : On te donne le choix de 5 convives, vivants ou revenants de l'au-delà, à un repas que tu dois présider ... lesquels choisis-tu ?

Ah, ça ne va pas être possible, il me faut en inviter six ! Par ordre alpha : Belette, Carine, Karine, La petite souris, Nath, Pierre ;-). Bon, ok, ok, j’arrête de tricher et je vais répondre à ta question (au passage, j’aurai immédiatement deviné l’auteure de cette question, même si on ne m’en avait pas donné le nom) ;-).

Stephen King : ce nom étonne quelqu’un dans l’assistance ?! Je ne suis pas du genre à me prosterner devant un auteur, j’ai pu constater depuis que je m’occupe du blog que ce sont des gens comme les autres (avec de passionnantes personnalités). Il n’empêche, le King reste la référence ultime pour moi, pour l’étendue de sa carrière et l’impressionnante profondeur émotionnelle de ses écrits. Pour avoir eu la chance d’être présent lors de sa conférence à Paris au Grand Rex, et pour avoir découvert une partie de l’homme, je ne peux que le placer en tête de ma liste d’invités.

Nelson Mandela : incroyable personnage, qui a tellement de choses à nous apprendre sur la force de caractère, la force de conviction et la force que l’on peut placer dans la tolérance de l’autre.

Arjen Lucassen : parce que c’est le musicien le plus talentueux que je connaisse, même si son nom ne dira rien à 99,99 % des gens qui liront cette interview. Musicalement et émotionnellement c’est celui qui a le mieux réussi à parler directement à mon « âme », mon esprit, mon essence profonde, mes tripes et mon cœur. C’est grâce à ce genre d’artiste que je reprends espoir en la nature humaine. C’est une lumière dans la noirceur de notre monde (même si, pourtant, sa musique est assez sombre).

Mère Teresa : parce que j’ai une haute opinion de ceux qui usent de leur temps pour les autres et une véritable interrogation sur leur capacité à le faire. Si une telle personne pouvait m’expliquer comment on trouve au quotidien cette énergie, comment on supporte la misère du monde en gardant le sourire et un moral en béton. Un vrai mystère pour moi, que j’aimerais bien toucher du doigt.

« Monsieur » ou « Madame Y », illustre inconnu, bref le quidam de service, une personne prise au hasard, mais avec qui je partage une passion. Parce que c’est une véritable richesse de pouvoir échanger avec un ou une passionné(e), même inconnu (e) et je serai moins intimidé à côtoyer le reste de la tablée. ;-)

 

Pierre : As tu envisagé d'écrire un roman un jour ? Quelle serait l'intrigue du premier chapitre ?

J’ai eu cette idée durant mon adolescence, j’ai même acheté une machine à écrire (électrique) à l’époque pour la trimbaler avec moi (les ordinateurs portables n’existaient pas, oui je suis vieux). J’ai dû écrire une dizaine de fois la première page ;-). J’ai fait pareil avec la guitare électrique … Depuis, je n’ai plus jamais eu cette envie. Je profite trop de la créativité des autres. Je suis toujours à l’affût des nouveautés livresques et musicales, c’est mon moteur, mon essence. Je m’extasie tous les jours devant ce que l’humain est capable de produire dans ces domaines et je n’aime rien de mieux que d’être surpris par cette créativité. Et puis replaçons les choses à leur place, je suis blogueur, je rédige (du mieux que je peux) des chroniques. Laissons les vrais écrivains à leur place centrale et les blogueurs là où ils sont. Mais pour jouer le jeu et répondre à ta question, l’intrigue se déroulerait dans un futur proche, un genre de « 1984 » version thriller.

 

Belette : Comment lis-tu ? Avec les images qui défilent dans ta tête ou pas ?

En général, je lis avec les yeux ouverts ;-). Souvent les images défilent quand je fais une pause dans ma lecture ou au moment de finir le roman. Si en cours de lecture ou après avoir tourné la dernière page, vous me voyez le regard dans le vide durant de longues minutes, c’est que je tiens dans les mains un roman que je n’oublierai pas, jamais. Et à ce moment-là, des milliards d’images défilent dans ma tête. En cours de lecture, les personnages évoluent, sortes de polymorphes (comme dans X Files) ;-). Je privilégie davantage leur intérieur que leur extérieur (je ne parle pas de barbaque, mais de l’aspect psychologique) et je me focalise beaucoup sur l’ambiance de l’environnement.

 

Carine : Dominique, ta tendre moitié partage ta passion pour la lecture. Cette passion est-elle à la base individuelle ou bien est-elle née chez l'un grâce à l'autre ? D'une manière générale, vos ressentis sont-ils plutôt similaires ou totalement différents ?

Oui, en matière de lecture, nous avons pas mal de goûts en commun avec ma chère et tendre (je n’ai pas dit tendre chair, je sais que je lis beaucoup de thrillers mais ça ne me monte pas à la tête, hein !) ;-). La lecture est un plaisir au départ solitaire, mais qui se partage parfaitement. Actuellement je lis davantage qu’elle, il y a quelques années c’était tout le contraire. Nous avons des goûts approchants mais pas totalement similaires pour autant. Dominique est plus polar, je suis davantage thriller. Mais souvent quand il y a coup de cœur, il est commun. Elle s’est récemment lancée dans une lecture très éloignée de ce que je peux lire habituellement, mais elle m’en a tellement parlé que je vais prendre ce chemin de traverse un de ces quatre (il s’agit de Confiteor de Jaume Cabré). C’est aussi ça toute la richesse d’être deux gros lecteurs.

 

Nathalie : Tu es un boulivrique (mot de mon invention, contraction de boulimique du livre). Comment te sens-tu si tu ne peux pas lire au moins quelques pages dans une journée ou si tu n'achètes pas les dernières parutions qui te font saliver depuis des mois ?

J’adore ce mot ! Si tu n’en as pas déposé les droits, je me permettrais de le replacer ;-). Déjà, comme je suis accro aux nouveautés et que j’ai la chance de pouvoir consacrer un budget conséquent à mes lectures, je ne salive en général pas durant des lustres. Si je salive, il me le faut rapidement et sinon il risque de se faire supplanter par un autre livre qui me fera saliver à son tour (et donc tomber dans les oubliettes). Je suis clairement accro aux nouveautés, mais j’aime quand on me fait découvrir une perle rare du passé. Actuellement, il ne se passe pas un jour sans lecture. Même quelques pages peuvent suffire, mais sinon le manque est prégnant. C’est une drogue, mes amis, je vous le dis ;-).

 

La petite souris : Quand vas-tu enfin te décider à lire le "Manuel du Castor Junior" ? 

Ben, quand tu te décideras à me prêter ton exemplaire original, celui que tu as déposé au coffre de ta banque sous un faux nom (à défaut d’avoir autre chose à y déposer). Pour ceux qui se demandent ce que l’auteur de la question a fumé, c’est un peu une private joke entre nous ;-). En fait, pour dire la vérité, j’ai lu les 3 manuels durant ma jeunesse ! Je me rappelle même les avoir trimbalés partout avec moi, tellement ça fourmillait d’inventivité et de créativité à chaque page. Comme tu le vois, nous avons les mêmes bases littéraires ;-).

 

Karine : En qualité de passionné, prends-tu le temps de lire des critiques littéraires "pros", d'écouter ou de voir des émissions littéraires ? Vois-tu une évolution dans la blogosphère ? 

Concernant ta première question : non ;-). Du moins rarement. Je n’y retrouve que rarement les genres qui m’intéressent et ce genre de critiques professionnelles manquent à mon sens de ce qui m’intéresse (logiquement d’ailleurs) : la passion et l’émotion. Chacun son métier, nous blogueurs ne sommes en aucun cas des critiques et encore moins professionnels ! Que chacun reste à sa place. Quant à la blogosphère, je trouve la situation assez paradoxale. De moins en moins de gens lisent et de plus en plus de personnes montent un blog. Cela prouve que chacun a aujourd’hui la possibilité de faire entendre sa petite voix et c’est plutôt positif. Je suis convaincu que, plus nous serons à parler de littérature ou de musique, et plus nous pourrons participer à notre humble niveau à ce que ce désintérêt pour la lecture ou la musique ne deviennent pas un cimetière à ciel ouvert de l’imaginaire de l’homme. C’est pour ça que j’aime donner la parole à tous les acteurs sur mon blog : auteurs, musiciens mais aussi libraires, éditeurs et mes collègues blogueurs. Il est également plus « facile » de se faire éditer qu’avant. Mais ça ne veut pas dire que le livre ou l’album se vendra pour autant. Les chiffres de vente qui circulent concernant les jeunes auteurs sont parfois assez effrayants. Et à ce niveau, les blogueurs ont une place vitale pour parler de ces auteurs méconnus et leur donner une espace dans le paysage. Il suffit parfois d’un petit rien pour lancer quelqu’un.

 

Pierre : Tu viens de publier tes coups de coeur récents, mais quels sont tes 10 polars préférés de tous les temps ?

Je vais te raconter une petite histoire, Pierre (je peux, on est juste entre nous, hein) ;-). J’ai beaucoup lu durant ma lointaine jeunesse, et à partir d’un moment je me suis retrouvé à peu lire. La lecture est revenue dans ma vie il y a quelques années (pour plusieurs raisons qui ne vont intéresser personne) et j’ai replongé corps et âme dans cette passion (en général, quand il s’agit de passion, je ne fais pas les choses à moitié). Bref, tout ça pour te dire que lister mes 10 polars préférés risque de ne pas être cohérent, du fait de ce trou dans le temps. Je vais donc tricher et te lister mes 10 romans préférés parmi 10 genres différents (vous remarquerez l’incohérence totale de la démarche par rapport à ce que je racontais un peu plus haut concernant les boîtes) ;-), en tentant volontairement de ne pas citer deux fois le même auteur (sinon je vais citer King à tous les étages).

Mon thriller préféré : Les apparences de Gillian Flynn (2012), parce qu’au niveau de l’analyse psychologique des personnages et des relations humaines au sein de notre société actuelle, Flynn est allée au plus profond. Quant au scénario, plus machiavélique, c’est difficile et j’adore ça ;-).

Mon polar préféré : je vais tricher et en citer deux : Le dernier Lapon d’Olivier Truc (2012) et Yeruldelgger de Ian Manook (2013), deux romans qui explosent les frontières du polar traditionnel en explorant d’autres contrées, d’autres mœurs et remettrent en cause nos belles certitudes.

Mon roman noir préféré : Back up de Paul Colize (2012). Qu’est-ce qu’un roman noir ? Vaste débat ;-). Le roman de Colize est tout à la fois et totalement inclassable. Suspense, émotions, profondeur du récit et des personnages, mélange du réel et de la fiction … Un roman à part, totalement inoubliable. Et il parle de rock et ça c’est la cerise ultime sur le gâteau.

Mon roman d’horreur préféré : Spectres de Dean Koontz (1986), parce que cet auteur (durant cette partie de sa carrière) n’avait pas son pareil pour instiller le frisson et la peur. Depuis, il est passé à autre chose.

Mon roman fantastique préféré : Replay de Ken Grimwood (1988). Un principe de « retour vers le passé » qui pourrait sembler rabâché, mais qui donne un récit d’une intensité émotionnelle inégalée, à mon sens. Un parcours initiatique étonnant et une incroyable histoire d’amour.

Mon roman de fiction préféré : Room de Emma donoghue (2011). Sans doute le roman qui m’a le plus touché dans ma vie (juste après le dernier de cette liste). Un récit extraordinaire, raconté à travers les mots et l’esprit d’un enfant de 5 ans qui ne connaît rien d’autre que quatre murs. Une histoire difficile et qui pourtant illumine de mille feux.

Mon roman de SF préféré : Dune de Franck Herbert (1970), parce que ce fut ma première incursion dans cet étrange monde de la SF (je devais avoir 14 ans), que j’en ai bavé comme jamais à lire ce récit à cet âge là et qui pourtant est le vrai début de mon amour pour les lectures de l’imaginaire (et quand je parle d’imaginaire, j’inclus l’ensemble des genres cités dans cette liste).

Mon roman de récit post-apocalyptique préféré : Julian de Robert-Charles Wilson (2011), parce que je suis particulièrement friand de ce genre de récit, que Wilson est un merveilleux humaniste qui nous prouve qu’une vision désenchantée de l’avenir peut aussi être porteuse (d’un peu) d’espoir.

Mon roman « jeune adulte » préféré : la trilogie du Chaos en marche de Patrick Ness (2009, 2010, 2011).Quand les auteurs ne prennent pas les ados et les jeunes adultes pour des cons, ça peut donner des réussites étonnantes, où les auteurs osent aller bien plus loin dans l’imaginaire que beaucoup d’écrivains « adultes ». Cette trilogie, dont les tomes sont pour moi indissociables, est un feu d’artifice d’originalité, autant en ce qui concerne la forme, le style, que l’histoire. Ness est un peu un alchimiste.

Mon roman humoristique préféré : Le vieux qui ne voulais pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson (2011), ou la preuve que l’on peut faire rire de manière intelligente et une nouvelle démonstration de l’étonnante capacité d’imagination de l’être humain.

Et puis le 11ème de la liste, mon roman préféré de tous les temps : 22/11/63 de Stephen King. Pour moi le chef d’œuvre absolu, la quintessence de ce qu’a pu proposer King dans sa carrière. Tout y est, tout ce que je recherche dans un roman … Tout est encore d’avantage. LE livre, pour moi.

 

Belette : Tous ces chouettes livres que tu chroniques, tu les choisis de quelle manière ? Bouche à oreilles ? Blogs ? Babelio ? Tu déambules dans une librairie et tu suis ton instinct ? Quels sont très critères de choix ?

Tout ça en même temps, chef ! Ma curiosité naturelle se nourrit de ces multiples sources. J’aime lire les avis et les ressentis de mes collègues blogueurs. C’est même indispensable ! Si c’est un livre que j’ai lu, j’adore confronter mon avis aux leurs, c’est une richesse de tous les instants, même quand l’avis diverge totalement du mien. Si c’est un livre que je n’ai pas lu, j’ai tendance à zapper la partie où le livre est résumé et scruter avec attention tout ce qui concerne le ressenti et l’émotion du chroniqueur (c’est tout personnel comme façon de lire les articles). Le bouche à oreilles et tout aussi important, parce qu’il fait également appel à un ressenti. Les avis de lecture sur Facebook sont aussi importants pour moi que ceux des blogs. Babelio, pareil que les blogs, c’est une mine d’informations et d’avis divers (voire contradictoires) : passionnant ! Enfin, déambuler dans une librairie est, pour moi, la sucrerie ultime. Je pourrais y passer des heures, profiter de l’ambiance autant que des livres, tomber au hasard sur une couverture qui m’attire l’œil, un post-it du libraire qui me titille le ciboulot … La librairie est un lieu un peu magique, où mes yeux s’agrandissent comme un enfant devant un sapin de Noël bien garni. Ensuite vient la dure réalité et cette fameuse pile de livres à lire qui prend des proportions dantesques, montagneuses, en équilibre totalement instable.

 

Carine : La musique a une place importante dans ta vie. Est-elle liée systématiquement à la lecture ou considères-tu qu'il y a un temps pour tout et par conséquent tu ne mêles jamais ces deux passions ?

Merci Carine de rappeler que mon blog est littéraire ET musical ! Ce sont effectivement deux passions dévorantes, même si celle concernant la musique est plus ancienne. Je ne suis pas certain que ces deux domaines font appel aux mêmes zones du cerveau (je ne suis pas neurologue). Pour preuve, Il m’arrive régulièrement de lire tout en écoutant de la musique. Mais pas toujours cependant, selon l’humeur du jour et le livre ou l’album concerné, le mélange n’est pas compatible. Certaines lectures me demandent une attention de tous les instants et de tous mes sens. Pour ces bouquins là, le silence doit être total. Si je ressens ce besoin, c’est que le livre en question sera unique et sa lecture une expérience marquante. Lecture ou musique : ce dont je suis convaincu, par contre, c’est que les émotions procurées peuvent être les mêmes !

 

Nous tous : Le mot de la fin t'appartient, allez lâche toi !

Un matin en me levant j’ai eu un flash et l’idée saugrenue de monter un blog. Je n’imaginais pas une seconde de ce que cela aller impliquer dans ma vie. Du taf, ça c’est certain, mais surtout des rencontres incroyables, de celles qui me font me rassurer sur la nature humaine (j’ai quelques doutes parfois …).

Le blog et par extension Facebook (sur lequel je refusais pourtant catégoriquement de ne mettre qu’un doigt de pied) m’ont permis de côtoyer des personnes épatantes et d’une belle humanité. Les échanges que je peux avoir avec les lecteurs, blogueurs, auteurs, musiciens, libraires et éditeurs sont d’une magnifique richesse et sont un bel oxygène pour le quotidien.

Des passionnés et des amis (si on m’avait dit que j’utiliserai ce mot il y a encore quelques mois, j’aurai éclaté de rire) qui font vivre les mots, vibrer les notes et les émotions. J’ai donc un grand merci à dire à ces personnes qui se reconnaîtront. Sinon, continuons tous à parler de nos passions, des livres et de ceux qui les font vivre ! Entrons en résistance positive contre le fait que cette passion qui semble disparaître du cœur de pas mal de monde. Je vais arrêter mon discours larmoyant : BORDEL : achetez des livres et des CD !!! ;-)

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